‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 21 sur 278 · DE LA CAUSE FINALE EN PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

DE LA CAUSE FINALE EN PHYSIOLOGIE

d'Aristote. Même alors, rien n'autoriserait à confiner la puissance dans le germe physique, abstraction faite des éléments qui , se joignant à lui , mettent leurs forces propres au service du tout graduellement formé. Ce point de vue est moins p%siologique que logique, et il n'y a point de profit à en tirer pour la connaissance de la nature. On doit avouer cependant que la théorie d'Aristote est un modèle que les modernes auraient souvent consulté avec avantage. Ce grand homme a été préconisé, méconnu, oublié, selon les temps et toujours sans mesure. Sa psychologie est une physiologie générale, établie sur des fondements rationnels. L'âme, idole prodiguée avant et après lui, n'est, d'après sa définition , que V accomplissement d'un corps naturel organique dont la vie enl puissance passe à l'acte et se réalise. La puissance, l^vec laquelle est identifiée la matière, est une certaine possibilité des diflférenls et des contraires, et n'a rien de commun avec cet être chimérique auquel tant de philosophes ont attribué des propriétés plus ou moins simples et abstraites, avec la prétention d'en extraire toutes les autres. Enfin les corps naturels sont les seules véritables essences, les êtres de la nature, définis par leurs propres formes ou espèces. Lorsque ces corps possèdent la forme organique, l'âme s'accomplit en eux. Elle a des parties, c*es^à-dire des puissances distinctes qui ne paraissent ni . toutes ni au même degré dans tous les êtres ; c'est ainsi que la nutrition est une base commune à tous, tandis que la sensibilité , la locomotion , l'imagination , les appétits existent chez tous les animaux, et l'intellect

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