‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 22 sur 278 · DE LA CAUSE FINALE EN PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

DE LA CAUSE FINALE EN PHYSIOLOGIE

dans rhomme. Les parties de rame ne sont pas séparâbles du corps qui les unit, si du moins nous laissons de côté Yacte pur de l'intelligence ptire dont Aristote n'a fait Télre un. simple, immobile, primitif et final qu'en le posant sans conscience, ni mémoire, ni sensibilité quelconque. S'il fallait, dit-il, séparer les âmes, on n'en trouverait pas seulement trois, mais autant qu'on le voudrait. l*âme, telle que la nature la réalise, est donc composée d'une série de puissances qui viennent en acte et dont la science doit se proposer d'écrire l'histoire.

Partant delà, le philosophe procède à l'analyse des grandes fonctions que les corps organisés nous présentent, c'est-à-dire qu'il écrit une physiologie comme de son temps on pouvait l'écrire, et en s appuyant sur un certain nombre d'observations capitales qui subsistent toujours. Des traités spéciaux sont consacrés ensuite à l'histoire détaillée de la locomotion des animaux, de la génération, de la respiration, de la mémoire, etc.

Certes il y a bien quelque illusion à prendre pour une théorie de la nature ce point de vue propre de l'entendement où la matière et la forme , la puissance et l'acte s'offrent comme la connaissance dernière des choses. Depuis que l'observation et le calcul sont descendus jusqu'à des êtres ou parties d'êtres jadis invisibles, et n'y eût-il même que l'hypothèse qui nous permît de porter la pensée plus loin que les corps naturels actuellement sensibles, la science peut ouvrir d'autres horizons. La méthode d' Aristote n'en est pas moins

4S LOI DE DISTINCTION ET d'hARMONIE DES FONCTIONS .

digne d'admiFadon, en ce qu'elle est exempte des chimères qui ont déshonoré, qui déshonorent encore nos spéculations sur le monde.

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