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De l'hoimne c«mme ««iisIMlité.
Il faut donc bannir de la science la considération des {substances, qui est chimérique, et la recherche de ces causes qui ne pouvant se fixer dans certains êtres définis tels que Fhomme et les animaux, ou dans le déplacement de certains mobiles, ni enfin se rapporter à des lois connues, n'expriment rien de plus que la notion abstraite de l'activité. Il faut étudier les conditions relatives des phénomènes, décrire les faits comme distincts et comme unis, conformément à l'expérience et selon les diverses catégories. La distinction et l'union forment un double point de vue sous lequel tout rapport et toute loi apparaissent.
lia première grande distinction a lieu entre la loi mécanique et l'ensemble des lois physico-chimiques, d'ailleurs si étroitement liées. Ces deux ordres distincts s'unissent ensuite par opposition et en harmonie avec la loi suivant laquelle un organisme est constitué. Les organes se forment sous des modes spéciaux d'accord et de dépendance : d'où la centralisation et l'individualité composée. Les fonctions organiques présupposent les précédentes, se développent sur le théâtre où
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celles-ci régnent déjà, et, en partie, avec les mêmes données, qu'elles transforment, gouvernent et subissent. Nutrition, accroissement, excitations, propagation, décadence , ce sont autant de rapports des organes à leurs propres éléments, aux corps ej(térieurs, à Torganisme entier et aux êtres ses semblables qui, sous certaines conditions en lui et hors de lui, s'engendrent et $e développent à leur tour. Ces fonctions, relativement simples dans le règne végétal, se spécifient de plus en plus, et, en même temps la loi de concentration indi- Tiduelle prend plus d'empire, à mesure qu'on avance dans la série animale : des organes propres existent pour les sécrétions ou excrétions diverses, pour la respiration, pour la circulation. Alors aussi parait un organe nouveau, le système nerveux, et avec lui des fonctions nouvelles, la sensation, l'intelligence, la passion, la volonté. Ajoutons encore pour l'organisme la contractilité musculaire, et dans l'animal entier, l'autolocomotion. Occupons-nous ici de la sensibilité.
Entre ces deux points de vue de l'animal, l'animal organique doué d'un système nerveux, et l'animal sen*sible, la même loi de distinction et d'harmonie doit être posée qu'entre l'organisme et les lois physico-chimiques, ou encore qu'entre celles-ci et les pures lois mécaniques. Toutes les fonctions antérieures se réunissent pour établir la base sur laquelle la sensibilité s'élève ; et, par exemple, les lois mécaniques, les plus éloignées de toutes, prennent une part essentielle aux lois de production de certaines sensations, et probablement
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de toutes. Nous reconnaîtrons cependant que le problème de la réduction de la sensibilité aux lois inférieures n'a aucun sens raisonnable.
On peut envisager la sensibilité de deux manières : en elle-même, et par rapport au système nerveux, intermédiaire constant entre elle et les fonctions moins élevées.
Il y a une sorte de sensibilité vague ou sentiment de soi, sans détermination, conscience obscure qui s'oppose à la masse indistincte des phénomènes caractérisés comme non soi,- et principalement du corps. C'est la forme enveloppante des sensations confuses actuelles.
En toute sensation déterminée, la conscience se produit avec des formes clairement spécifiées. Le soi et le non soi s'opposent en se formulant. Jusque-là les premières catégories, nombre, étendue, durée, la figure et le mouvement qui en dépendent, occupaient toute la place dans les phénomènes et dans les lois de leurs variations : les qualités ne s'y montraient que liées extérieurement avec les autres formes, sans que leurs éléments représentatifs fussent envisagés comme tels ; et, si la causalité, la finalité y prenaient un rôle avec la conscience, c'était, non point observables directement, mais invoquées pour l'explication des faits, du point de vuede l'homme. Maintenant la loi de conscience se dégage de la représentation qui n'est jamais rien sans elle ; on l'y reconnaît comme élément.formel, immédiat et direct, et cela sous forme de sensation et d'expérience interne.
La loi de conscience présente dans la sensibilité un