DE LA NATURE DES TERMES GËM&RAUX
qui les envisage à propos des faits particulieTS. L'Homme, rAnimal, la Cuvette, sont aussi les objets de csette conscience, objets autres que les individus, autres que leurs ensembles. Mais, sans individus représentés et qui soutiennent des rapports communs, tout cela ne serait rien, pas même des mots, car on n'a pu nommer que ce qui existe de. quelque manière.
Le conceptualisme rapporte les espèces à la conscience : il est aussi vrai que le vrai réalisme, s'il se borne aux relations positives, aussi faux s'il fait de la coQscience un être en soi, et des termes généraux les modes de cette substance. De plus, on ne doit pas oublier, quand on se place au point de vue conceptualiste, que l'espèce n'est pas une valeur représentative pure et en quelque sorte arbitraire, mais que la conscience se Toppose comme un représenté sut gêner is^ sous d'au* très conditions non moins nécessaires , et souvent plus importantes, qu'elle ne fait les individus eux-mêmes.
Reste le nominalisme, opinion qui a rendu de longs et éminents services et dont la valeur repose sur une juste idée de Fimportance des signes. En identifiant avec l'espèce le mot, c'est le signe qu'on entendait, le signe, dont le mot, flaiut vocis, est Texpression la plus habituelle. Mais cette identification est exagérée, et, prise à la lettre, rendrait l'établissement même des signes incompréhensible* Si ce qu'on appelle un signe était l'individu quelconque présent à la pensée sous une détermination sensible, et qui accompagne toujours la conception de l'espèce, il est certain qu'un signe est requis pour abstraire et généraliser; mais