‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 73 sur 278 · ELLES SONT INDISSOLUBLES ET EN QUEL SENS · texte numérisé non relu

ELLES SONT INDISSOLUBLES ET EN QUEL SENS

robjection contre les théologiens, auteurs delatrinité des personnes : ceux-là seuls professent des dogmes qui les conduisent à réaliser une division inintelligible (sinon dans l*homtne, au moins en un patron supérieur idéal sur lequel il est formé]. Mais ce n'est point une trinité ou une tétrade mystique que je propose, c'est une simple classification quaternaire, fondée sur l'analyse, propre à faciliter l'intelligence des phénomènes, et qui ne trompera pas le philosophe averti de l'indissolubilité des lois composantes de cette synthèse appelée l'homme.

Quand je dis que les grandes fonctions humaines sont inséparables et indissolubles, je parle du composé normal que nous offre la nature , et de l'ensemble des phénomènes qui s'y développent. Je ne prétends pas qu'un acte quelconque les implique formellement toutes, ni intéresse au même degré celles qu'il suppose. Ce serait méconnaître, et les gradations que comportent les divers caractères de la représentation , soit d'une personne à l'autre , soit chez une même personne , à des moments différents, et le fait incontestable de la prédominance plus ou moins marquée de chaque fonction partielle dans la fonction totale, selon les temps, les circonstances et les actes. Nous verrons même dans la suite que l'une de ces fonctions, la volonté, qui n'atteint que dans l'homme sa forme nette et définitive (elle est autre et obscure chez les animaux), demeure sourde dans l'homme même, pour des actes nombreux et durant des périodes entières, et peut enfin s'oblitérer, comme s'exalter. Il n'en est pas moins vrai que la vo-

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