ELLES SONT INDISSOLUBLES ET EN QUEL SENS
permet une analyse exacte et serrant les faits, sans chimères, mais nécessairement affaiblie dans sa rigueur par rimperfeclion et le désordre d'un vocabulaire philosophique que je n'aurais pu abandonner ou réformer radicalement sans trop d'inconvénients. Toute exposi* tion est tenue de parler la langue connue des lecteurs. Hais jb crois que le sens des noms principaux dont j'ai fait usage paraîtra suffisamment précis, si l'on veut bien se reporter à celui des catégories auxquelles se rattachent les fonctions que j'étudie. C'est ainsi que le sens du mot volonté doit s'interpréter conformément à l'analyse de la catégorie de causalité, et le sens du mot pas-non conformément à l'analyse de la catégorie de finalité (V' le Premier essai.). La distinction de ces deux fonctions revient à celle de ces deux catégories, laquelle est manifeste. Au surplus, je n'ai encore jeté que des notions préliminaires sur ces deux fonctions, active et affective, qui réclament un examen approfondi et impliquent la plus grave des questions que la philosophie ait jamais agitées.
Toute cette analyse des fonctions humaines serait vicieuse si je 'regardais comme effectivement séparé ce qu'elle distingue. Hais j'ai posé dès le début l'indivisibilité de l'homme comme un fait, une vérité d'expérience ; et l'analyse ne peut supprimer les faits sur lesquels elle porte. Si donc on m'objectait que cette volonlé» celte passion, cette intelligence, cette sensibilité dont je détermine des représentations propres, sont naturellement unies dans nos actes, je me bornerais à tourner