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Commençons par distinguer deux faces delà fonction humaine totale : le corps humain, système représenté sous diverses conditions de quantité, d'étendue, de durée et de qualité, dans une série de changements coordonnés ; la conscience, à laquelle ce même corps est rapporté représentativement, sous des liens de dépendance mutuelle. Qu'il soit fait abstraction de tout élément représentatif, nous n'aurons alors à considérer dans le corps ni modes sensitifs, ni modes volontaires, ni modes tendantiels accusés pour eux-mêmes, car ces choses impliqueraient une conscience quelconque.
Le corps ainsi distingué présente encore deux ordres de fonctions, les unes mécaniques, physiques, chimiques, les autres organiques. Les premières sont d'un seul et même genre si l'on ne tient compte d'aucune affection vitale, d'aucun principe de causalité ni de finalité dans les parties constituantes du corps. En effet, les affinités et les forces spécifiques sont éliminées en conséquence de cette abstraction, aussi bien celles qui appartiennent aux corps dits inorganiques que celles qui se manifestent dans un tout organisé pour l'intérêt de ce tout. Alors, il ne subsiste devant la science que des lois de figure et de mouvement local liées à l'existence et aux variations d'un certain nombre de qualités sensibles. Si, au conlrairo, on a égard aux hypothèses