PRINCIPES SOUVERAINS DE LÀ RAISON PRATIQUE
Uélude des fins est , au contraire » de Tessence de ces autres sciences, dites morales et politiques, dont les principes sont souvent contestés, dont la constitution n'est pas faite. C'est par l'application de la liberté humaine et personnelle à l'examen de la loi de finalité et au développement de son contenu le plus universel, que nous parviendrons, en éloignant )<7 recherche impossible des fins dernières, à déterminer les éléments probables d'une philosophie morale, et à jeter les bases des sciences qui en dépendent. Chaque pas fait dans cette carrière nous rappellera ce qu'il entre de croyance dans les fondements de la certitude, et tout pa^ticulièr^ ment des vérités qui concernent les rapports de Tordre du monde ^vec les destinées humaines. Les preuves que nous recueillerons ne tiendront point de la démonstration logique ou physique. Nous les donnerons pour des motifs de croire. Et les objets de ces preuves consisteront en hypothèses vraisemblables de la raison pratique. D'ailleurs, nous croirons fortifier là vérité, non l'affaiblir, quand nous ne la porterons pas au-delà de ce que nous pouvons atteindre, et quand nous lui accorderons ses titres de foi ingénus, sans lui faire une escorte de fantômes de raisonnements apodictiques.
Deux principes dominent toute la critique de la raison pratique ou morale, que nous abordons : ce sont la loi de finalité, forme essentielle du règne entier des élats moraux et des passions, et la liberté, fait unique, modificateur de la loi, caractéristique des actes moraux et de h force morale.
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il changement implique une fin. Telle est la forme s universelle de la loi de finalité, forme donnée la représentation du monde par une conscience. ïs cette loi , une série de phénomènes successifs nrterait toujours , outre une subordination des {uents aux antécédents , comme des effets & leurs s, une subordination inverse des antécédents aux luenls, comme des moyens à leurs fins prédéters. La position des fins dans la nature est pleine lurités et d'incertitudes, en ce qui touche les phéles généraux ou particuliers du monde inorga- ; et on sait qu'il en est de même des causes, telles conscience les entend : la physique n'a pas dû d'erreurs à la vaine recherche des causes elfii substantielles qu'à l'antique préoccupation des ; finales. Hais on peut dire que la finalité éclate îux de l'observateur qjui s'élève dans les règnes ques, et cela plutôt et plus distinctement que 1h ité, dont la notion n'arrive à sa clarté véritable se définissant sous une conscience bien déter-
ude la plus sommaire des lois de la vie montre lisation disposée pour les fonctions, et les fonccomposées les unes pour les autres, et le tout orpour convergerai l'existence, à la conservation léveloppement, dans telles limites, de divers indi- 3t de diverses espèces. Ce n'est pas à dire que la ilogie doive travailler à la détermination des eau* aies sous leur aspect propre et direct : elle cesseors d'être une science physique; mais, dans les