DU SYSTEMS DES FINS DE LA NATURE
land 8*y manifestent les instincts et les passions, »t-àHlire un ordre de phénomènes dont la nature insiste précisément à poser des fins et à diriger des oyens ( V' ci-dessus § vu ).
On peut donner de la forme de finalité des deux gnes cet énoncé général : un ensemble de rapports itre les lois mécaniques , physico-chimiques , organiles enfin, d'une part, et, de l'autre part, les fonctions Le les êtres individuels, une fois constitués , accom- Issent pour leur conservation propre, pour leurs relions mutuelles, pour leur reproduction spécifique. B*on ajoute l'adaptation réciproque des fonctions, fins i moyens les unes des autres, et la coordination de utes pour rendre possibles les phénomènes supérieurs I Tanimalité, les sensations et les sentiments. Tout la est trop connu pour qu'il soit nécessaire de le délopper loi par loi et fonction par fonction. Hais sonons que celte harmonie que chacun nomme dans la itore n'est autre chose que l'arrangement constant des ils pour des fins constantes : par exemple, l'existence ule, ensuite le développement, le passage à l'acte des lissances d'un germe quelconque ( fait fondamental li en embrasse tant de séries d'autres et équivaut prèsl'à une définition de la force physiologique), cette Micession de phénomènes implique les fins où ils tenot et sans lesquelles ils seraient inintelligibles, sair, après la force organisante l'organe, après l'organe fonction, avec la fonction les autres fonctions qui mplèteut l'être, avec l'être enfin les conditions, les roonstances, les milieux où il peut vivre et accomplir
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ce qu'on appelle sa destinée (ou celles des phases de cette destinée qui sont actuellement sensibles).
Des écoles de philosophie ont cru et croient encore pouvoir expliquer, par la simple considération des conditions d'existence, l'harmonie des phénomènes distribués dans le temps et disposés les uns pour les autres. « Si chaque chose qui est n'avait un milieu et des pré- 4( cédents concordants avec sa nature, elle ne serait a point, disent les adversaires des causes Cnales. Il a n'était donc pas possible qu'on eût à s'étonner jamais a de trouver les choses désharmoniques. Désharmoni- « ques partiellement, elles le sont souvent à notre sens. « Totalement, elles ne le sauraient être, à moins de ne « pas être. Pourquoi s'étonner davantage de ce qu'elles « réalisent l'harmonie partielle qui est leur existence ^ même? Quelles qu'aient pu être les lois de l'orgini- « salion , et quelques fonctions qui aient d'abord été « produites , concordantes ou non, et ducs à des causes « quelconques , ceux-là seulement des effets de ces « causes ont pu persévérer qui n'étaient pas incompa- <i libles avec le surplus des faits établis. Le cosmos est <( l'ensemble nécessaire des productions dont la cœxis- « lence a été possible. »
Je reproduirai ici sous la forme la plus nette possible les raisons que j'ai opposées ailleurs à ce système des causes quelconques, des natures fortuites et de Tordre de rencontre.
Il ne s'agit pas de savoir si des forces données, telles quelles, sans but inhérent à leur existence, si la néces-
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site aveugle, ou si le hasard, comme on dit, ont engendré des groupes et des suites de phénomènes concordants et non concordants, possibles, impossibles, éphémères, persistants, desquels il ne resterait devant nous observateurs que ceux que des influences conservatrices protégèrent suffisamment contre des actions destructives. Il ne s'agit pas davantage de rechercher quelle notion claire on peut se former d*une cause efficiente oatorelle plutôt que d*une cause finale. Laissons ces spéculations ténébreuses et adressons-nous aux philosophes qui ont su s'en affranchir. Pour eux, qui ne croient point saisir les causes premières, ni rendre raison du grand fait de Tunivers, pour eux comme pour nous. Tordre doit être avant tout une donnée, Tharmonie doit être le fait capital, essentiel de ce grand fait; et raccord de la nature, où dos buts nous semblent poursuivis ou atteints (nous sommes nous-mêmes, nous Thumanité, du nombre de ces buts), l'accord de cette nature en marche avec la conscience qui seule la suit et la connaît, et dont tout l'exercice est aussi de se proposer des buts, enfin l'existence seule de la conscience, et des rapports qu'elle suppose, et de ceux qu'elle produit, les oblige à reconnaître le fait de la finalité comme l'un des fondements de cet ordre des choses qu'ils ne nient point.
Quant à cet autre fait, qu'à mon tour je n'entreprendrai pas de nier, et qui d'ailleurs est assez éclatant : <IQe l'harmonie n'est pas complète, que les "fins sont imparfaites, partielles, troublées ; il témoigne précisément <ittrès haut combien la finalité régit la conscience et