DR LÀ FINALITE COMME DONNES GÉNÉRALE
$*imprime dûDs ses jugements. Le monde extérieur ne répond point à l'idéal qu'elle s'en fait, mais elle-même n'est-elle donc pas du monde? En ne se satisfaisant point des fins qu'elle trouve établies, elle pose plus énergiquement, au sommet de cette nature visible qu'elle domine, cette finalité qu'elle observe affaiblie au-dessous d'elle. Mais pourquoi l'imperfection et les (roubles? Pourquoi un monde où le désordre a certainement sa part, même en tenant compte, comme il faut le faire, de ce que le système entier des fins et de leurs conditions nécessaires nous échappe? Pourquoi, une conscience, celle-là même qui se plaint de ne pas rencontrer hors d'elle cette perfection qu'il est de son essence de poursuivre, une conscience incapable de se ranger toujours ou rigoureusement sous la loi qu'elle connaît, qu'elle aime, qu'elle veut, qu'elle fait? Nous analyserons plus tard ce qu'il est possible de saisir des éléments et des principes du mal. Quant à présent, constatons que l'existence du mal est le trouble de celle du bien, ou des moyens qui y tendent. Le mal n'est donc pas la négation du bien, mais il l'implique et il en est la preuve.
Si le fait de finalité est décidément une donnée positive des choses et un mode légitime de l'interprétation de la nature, il nous sera permis, non de scruter son origine première et de déterminer son essence absolue ( \' premier essai, § l), mais au moins de procéder par induction, afin de nous élever, s'il se peut, des parties connues de l'ordre aux parties inconnues, et de découvrir à l'aide des phénomènes passés ou présents leurs