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Iles bypolbètcA ration Belles «nr la natnre de Biea •
Notre point de vue de la thèse divine est le plus favorable possible à l'opinion de la personnalité de Dieu. Les philosophes qui spéculent sur la perfection métaphysique de rêlre et sur la substance aux attributs infinis sont logiquement impuissants, l'histoire l'a prouvé, à extraire de leurs formules autre chose que la vaine ontologie qu'ils y ont insérée. Ils ne sortent de leurs chimères qu'en ajoutant une contradiction aux contra-
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ions déjà entassées. Mais ici, nous partons d'une on suprême, 'obtenue en généralisait les attributs ;)lus spéciaux de la personne. Rien ne sera donc si , ce semble, que de personnaliser l'objet divin admis dans notre croyance. Ce n'est pas tout : les démonsons de l'existence de Dieu fondées sur la causalité mr l'essence nécessaire, ont été renversées par le cisme. Celle qui est tirée de l'ordre du monde, et n'est pas plus solide que les autres £0U8 la forme aire des théologies de la nature, va prendre, au ;raire, une apparence imposante pour nous qui Talons après avoir reconnu un ordre cosmique moral 3S destinées immortelles dos êtres. Ainsi, sous ce 3ort encore, la personnalité de Dieu semble nous indiquée comme la conclusion attendue et le coulement presque nécessaire des probabilités de la on pratique. Nous allons voir cependant qu'il est cile de prendre un parti, impossible de le justifier, 1 qu'il soit, par des motifs semblables à ceux qui s ont guidés jusqu'ici.
.a démonstration qui peut paraître encore défendable en deux mots, celle-ci ; de longs développements ne endraient pas plus spécieuse :
)n ne conçoit un rapport de finalité qu'en supposant I conscience quelconque, capable de se diriger d'as une fin. Si donc on admet la finalité des être» ime loi du monde, on doit admettre aussi une in tel-' nce qui embrasse l'ensemble de ces êtres et de leurs
Mus simplement encore et sans syllogisme : le Bieo
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en sa généralité peut-il être conçu exister d'une réalité externe et n'exister pas représentalivement dans une certaine conscience ?
Le vice de l'argument, dont nôtre raison pratique ne nie point les prémisses morales, convenablement interprétées, est de nous conduire subrepticement à l'affirmation de la synthèse universelle, que nous savons être inaccessible à la connaissance. Il est vrai que je ne comprends la loi de finalité que sous condition d'une conscience posée , apte à poursuivre un but. Il n'est fUs moins vrai que je crois pouvoir généraliser cette loi, caractéristique de ma conscience propre et, plus obscurément, de tout l'ordre représentatif et passionnel delà nature. Mais suis-je obligé d'en chercher l'origine première, et de la placer dans l'unité d'une anticipation et d'une compréhension parfaite de la série des phénomènes? Ne puis-je donc penser qu'elle a fait son apparition et suivi sa marche multiple, dans la mesure de Favénement des êtres, selon leurs degrés d'avancement , avec les rapports mêmes de puissance et de tendance, parties inséparables de leur constitution naturelle ?
Quand on dit que le Bien en sa généralité, la loi universelle des fins, ne saurait être donné extérieurement, à moins de procéder d'une intelligence qui se le représente, on veut que celle-ci enveloppe à priori l'univers réel, l'univers possible, avant les temps, sans limites dans l'avenir : c'est le sens avoué du théisme mélaphysi([uc. Mais en posant celte fin unique et dernière des phénomènes, on tombe dans l'impossible et le contra-
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dictoire, tout comme en posant, sous un autre point de vue, leur cause première et absolue ou leur nature totale [Premier e$%a%, § xliïi-li). On ne résout donc pas le problème du monde, on le perd. On croit expliquer toutes choses par celle qui ne s'explique point, et on fait cette dernière inintelligible, là où les autres étaient claires à la condition de n'en pas demander la rai* son universelle apriorique. On se propose de rendre compte des causes et des fins des existences relatives, et pour cela on introduit la cause et la fin dans une certaine autre existence, ce qui d'abord ne résout rien, et ensuite amène d'autres questions, cette fois plus qu'insolubles.
Le physicien pense avec raison avoir résolu un problème, quand il a ramené des faits naguère inexpliqués à quelque autre fait plus général qui ne s'explique pas encore : le mouyeriient d'un pendule ou d'une planète, ou le jeu d'une pompo aspirante à la gravitation des corps ; la foudre et la propriété de l'aimant à l'électricité, etc.; mais encore faut-il, pour qu'il y ait vraiment solution, que la difficulté propre du problème ne se retrouve pas précisément et identiquement la môme dans le fait qui donne l'explication des autres. Le mathématicien non plus ne doit pas mettre un problème en équation par une identité. Celle erreur de méthode, où ne tombe jamais un savant, est le procédé habituel de l'onlologie et de la théologie. Ainsi, pour expliquer la proluction des phénomènes en évitant le progrès à l'infini les causes, le métaphysicien accorde la vertu de cause
première à un être qui ne peut lui-même élre et avoir
674 SI l'ordre moral du monde^ etc.
été toujours pensant, agissant, vivant, sans que le pro grès à l'infini se retrouve dans les moments de son existence à parte ante. On appelle cela démontrer Teiistence de Dieu par Texistence du monde [preuve cosmologique), et on ne voit pas que l'absurdité contenu^ dans la synthèse d'un monde contingent éternel porte également sur la notion d'un être éternel vivant, en sorte que l'explication du monde par Dieu ^l chimérique. De même pour la finalité : on veut rendre raison des fins de la nature, et on les réunit toutes au sein d'une conscience unique enveloppant l'univers. Or, de savoir comment cette fin existe et peut exister pour soi et pour le monde, en son unité, ou de savoir comment ces fios peuvent être données en leur multiplicité et leur développement, le problème est le même, et il est inabordable. C'est donc pure illusion que d'expliquer ces fins par cette fin. La cause en général ne s'explique pas, la fin ne s'explique pas, l'existence ne s'explique pas. Est-il étonnant qu'on aboutisse à une identité quand on prétend expliquer rexistence ?
On voit que nous ne pouvons considérer l'hypothèse de l'unité représentative des fins, ni comme exigée pour la généraUsation de la loi de finalité dans la nature, ni comme une explication de la donnée des fins naturelles. C'est dire aussi que cette généralisation n'est point pour nous une sorte d'ascension à l'absolu, une tentative de rétablir par la raison pratique les idées dont l'impossibihté logique nous a été démontrée. Il s'agit seulement d'une induction, limitée à l'ordre réel de dos connaissances, et toute semblable à celles que se per-