‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 183 sur 193 · C78 HYPOTRSSBS DB L*UN1TÉ ET DE LA PLURALITS · texte numérisé non relu

C78 HYPOTRSSBS DB L*UN1TÉ ET DE LA PLURALITS

Si nous admettons l'unité de Dieu, sous les conditions ci-dessus définies, la signification de ces mots est changée pour nous, et nous ne laissons pas de pouvoir en admettre la pluralité. En effet, nos spéculations de croyance morale, en nous conduisant à la thèse de Timmortalité des personnes, nous ont d'avance et nécessairement ouvert la voie du polythéisme par les apothéoses: le progrès de la vie et de la vertu peuple l'univers de personnes divines, et nous serons fidèles à un sentiment de religion ancien et spontané, quand nous appellerons des dieux celles d'entre elles dont nous croirons pouvoir honorer la nature et bénir les œuvres. Ajoutons que, sous l'empire des lois du monde qui permettent aux êtres de s'élever à la justice par la liberté, à la sainteté par la justice, à la divinité par la sainteté, nous ne sommes pas réduits pour trouver des dieux à faire l'apothéose des hommes. Sans doute les nations et les familles peuvent vouer un culte à ceux qui furent leurs membres les plus dignes, et qu'elles regarderaient maintenant comme élevés à d'autres sphères de la vie. Mais c'est une induction très naturelle aussi, dans le même ordre de sentiments, que de placer dans le ciel, c'est-àdire dans les régions supérieures de la conscience et de la nature, des séries d'êtres qui surpassent l'homme en intelligence, en organisation, en pouvoir, en moralité. Enfin, ce polythéisme est loin d'être inconciliable avec l'unité de Dieu, accessible à l'entendement, car le Dieu un. Dieu, serait alors la première de ces personnes surhumaines, rex homtnum deorumque. La hiérarchie céleste n'est-elle pas d'ailleurs de toutes les religions, y

HYPOTHÈSIlS de l'unité et de la PLURALITE. GTD

compris celles-là qui repoussent en lliéorie le principe de la pluralité avec une extrême énergie?

Ainsi Tunité et la pluralité des personnes divines (1 ] ne s'excluent pas mutuellement. Il suffît que notre intelligence soit libre des deux plus mortels préjugés qui aient pu arrêter les progrès de l'espèce humaine : le préjugé de l'absolu religieux ; j'entends ce fanatisme brutal qui proscrit les dieux d'autrui plutôt par passion qu'après examen, et veut imposer les siens comme on impose un drapeau, des rois et des usages, sous l'empire de l'esprit de guerre et de conquête, quand on est incapable de concevoir deux opinions, deux croyances, un droit et une conscience ; et le préjugé de l'absolu philosophique, avec sa construction théocra tique idéale dont les fondements posent sur le néant.

Hais de ces deux doctrines conciliables, la pluralité, Funité, la première est une suite naturelle, et même une conséquence logique de l'immortalité des personnes, à moins que, par un injustifiable arbitraire, on ne veuille borner la perfection acquise des consciences dans le monde aux seules facultés ou vertus que nous observons chez l'homme. Sitôt que nous faisons un pas hors de cette conception de Dieu que nous avons définie comme la plus universelle possible, et que nous entreprenons de

(I) Ces mots, personnes divines, répondent trop bien et trop natorellement à l'idée que nous pouvons nous faire des dieux dans Tordre de l'expérience possible, pour que la théologie ait le droit de nous en interdire Tusage, en les consacrant à Texpression des attributs abstraits du dieu métaphysique, abusivement personnifiés. D'^ailleurs l'équivoque n'est pas à craindre.

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personnifier l'objet divin, il se multiplie conformément i\ la notion que nous avons d'une personne, et à la croyance par laquelle nous avons déjà placé des êtres immortels sous les lois de l'univers. L'unité ne se présente pas ainsi : mais il dépend de nous de croire que les personnes divines composent des séries distinctes et des sociétés indépendantes, et que, inégales autant qu'on le voudra, ou égales dans le degré le plus élevé qu'elles aient atteint, elles sont affranchies de la sujétion d'une hiérarchie proprement dite ; ou, au contraire, qu'elles reconnaissent la suprématie de rang, d'intelligence et de puissance, la sainte autorité d'une personne unique au-dessus de toutes les autres.

Il est impossible que la question soit résolue par des motifs d'ordre moral aussi généraux que ceui qui nous ont guidés jusqu'ici, et du domaine de notre méthode. Prendre un parti, c'est professer une religion. A plus forte raison devons-nous renoncer à déterminer les idées qu'on peut se former du pouvoir et des limites des personnes divines, de leur relation à nous, de nos relations à elles. Le philosophe ne saurait entreprendre une œuvre si scabreuse qu'à litre de critique de la reli^ gion, et en donnant une part considérable à l'histoire. Ce n'est pas ici le lieu.

Je ne m'arrêterai pas non plus, quant à présent, à l'examen de ce qu'on appelle la religion naturelle. Celle œuvre très peu naturelle, mais plutôt artificielle et hybride, est le produit de l'application d'une certaine philosophie à une certaine religion. Son but est de simplifier et de rationaliser des dogmes choisis de cette reli-

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gion au moyen de théorèmes convenables de cette philosophie. Mais les dogmes choisis dépassent de beaucoup la mesure des affirmations qu'on p<mt se permettre sans appartenir à une église, et les théorèmes sont entachés de tous les vices logiques dont le criticisme a fait justice. Si un certain minimum de croyance, en vertu des besoins de la morale, doit occuper Tintervalle qui sépare la spéculation vraiment rationnelle et nécessaire des libres élans de la foi religieuse individuelle, ainsi que je me suis efforcé de le faire reconnaître, les points dont je le compose diffèrent singulièrement de ceux de la religion naturelle, et en eux-mêmes et par la méthode qui les détermine.

Tout ce que nous pouvons faire, pour élucider les termes du choix caractéristique des croyances positives (<), et pressentir les mobiles moraux des consciences, dans les deux voies qui leur sont ouvertes, c'est de signaler une analogie frappante entre l'esprit des institutions politiques et celui des passions ou affections qui président au mouvement de l'imagination religieuse. Les systèmes où dominent respectivement Tunité et la pluralité des personnes divines diffèrent l'un de l'autre comme diffèrent dans leur essence morale les idées monarchiques et les idées républicaines. La comparaison, évidente pour le principe, se vérifie dans les propriétés des deux sortes de religions.

(i) Positives, parce qu'elles posent leurs objets en vertu de la foi ifldes argumentum invisibilium) avec la même assurance et la même précision qui, dans la sphère des connaissances accessibles, appartiennent de Taveu de tous à l'expérience et à la raison.

6SÎ CARACTÈRE MORAL DE LA DOCTRINE DE l'UNITË.

La doctrine de l'unité soumet tous les êtres du monde à une autorité royale qui varie depuis l'autocratie la plus absolue jusqu'au gouvernement tempéré par la liberté actuelle des sujets. On sait que sa tendance constante est de traiter cette liberté , quand elle l'admet, non comme de nature, mais comme un don, et non pas révocable, mais, plus que cela, infirmé, anéanti dans le fond, pour le plein exercice des facultés illimitées de l'Être suprême. Oublions ces excès théologiques« et oe considérons dans l'unité, suivant ce qui a été dit plus haut, que les conséquences compatibles avec la raison pure et avec la raison pratique ; il reste que le système monarchique s'efforcera de rapporter au roi du ciel et de la terre tout ce qu'il pourra de la vie et det bim des habitants de ce royaume, jusqu'à l'extrême limite où leur subsistance serait atteinte. La piété croit diflScilement trop sacrifier.

La personne suprême de notre monde sera donc l'origine et la cause de tous les êtres subordonnés, la cause dans le sens le plus absolu qu'on jugera possible de comprendre, ou même quelque chose au-delà. Toutes les autres personnes auront en elle leur fin véritable et dernière. On la nommera le seul aimable et l'unique bien. On se la représentera comme une providence qui a tout réglé et dirige tout à son but , qui est ellemême. Le culte qu'on lui rendra sera de latrie, c'est-àdire que les créatures se prosterneront anéanties devant le créateur. Leurs prières seront attendues au pied de son trône et devront toujours y remonter, souvent avec des offrandes et des sacrifices. Les hommes» quoi-

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que libres, feront hommage à sa grâce, appui et secours nécessaire de celte faible liberté, de tout le bien dont ils se croiront les organes. Ils n'accuseront qu'eux-mêmes de tout le mal, et peut-être iront-ils jusqu'à s'avouer responsables des maux physiques qui les affligent. Enfin, les destinées des agents moraux ne s'assigneront pas en conséquence de leurs actes et en vertu d'un ordre de la nature, harmonique avec l'ordre de la conscience; mais on les qualifiera de peines et récompenses, et on les fera dépendre en effet des jugements formels de celui dont la justice applique la loi que sa volonté a décrétée. Heureux encore si le jugement n'a pas précédé le mérite ou le délit !

Un monarque de qui tout émane et à qui tout revient, excepté le mal, un ordre qui est par son ordre, une loi qui est avant tout de le servir et de mériter en le servant, voilà bien dans toute son énergie la pensée de Tunité et du gouvernement d'un seul dans le monde. Sous l'empire de cette conception politique et morale de l'ordre cosmique, les hommes font quelquefois de grands efforts pour combler l'abîme ouvert entre les sujets et le souverain : ils rapprochent celui-ci de Itf nature humaine, et même par les côtés les plus étrangers à la souveraineté, le sacrifice et la douleur ; ils rapprochent ceux-là de la nature divine, en choisissant des saints et des intercesseurs parmi ceux d'entre eux qui ont gagné l'immortalité bienheureuse ; ils donnent à leur roi des ministres, les uns de nature angélique, dans le ciel et au fond des consciences, les autres encore mortels et pécheurs, revêtus toutefois d'un caractère sacré, et dé-

684 ClRA^CTtRE MORAL DE LÀ DOCTRINE DE LA PLURALITÉ.

positaires de vertus et de fonctions propres à assurer Vaction royale sur les cœurs et à mettre les secours de la grâce souveraine à la portée des plus faibles. Nonobstant ces institutions, dont quelques-unes ont le caractère de concessions faites à la doctrine de la pluralité des personnes divines, l'idéal monarchique persiste toujours. Certains peuples très religieux n'y acceptent guère d'amendements. D'autres fortifient le principe par les moyens mêmes qu'ils emploient pour l'atténuer, notamment par la doctrine de l'incarnation et par l'établissement des corps sacerdotaux. Enfin deux grandes impulsions corroborent constamment l'esprit d'unité: la dévotion passionnée , dont l'exagération est la vie même; on ne croit jamais accorder trop à son idole; et la philosophie de l'absolu qui trouve moyen d'accorder davantage, mais, dans son effort, étouffe la religion et périt à son tour.

La doctrine de la pluralité se tiendra volontairement, quant à l'origine et à la cause des êtres constitués, particulièrement des personnes, dans la situation d'ignorance A laquelle est résignée l'autre doctrine en ce qui touche la personne première et sa source insondable. Elle abandonnera les cosmogonies, soit physiques, soil symboliques, cet ancien déguisement de la tendance unitaire. Elle admettra donc que Tordre, les lois, le bien, deviennent et se développent ; que les personnes, les consciences, qui en sont les représentants et les dépositaires les plus élevés, existent et se coordonnent dans le temps, selon des rapports essentiels inhérents

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à leurs natures données. Et comment, pourquoi, sur quel fondement? Nous savons que Thypothèse deTunité ne peut pas davantage éviter ce problème, ou le résoudre en le reculant.

L'immortalité est la grande foi morale de cette doctrine. Aussi a-t-on vu les croyances polythéistes de l'antiquité devancer les autres sous ce rapport. C'est que l'adoration d'une divinité jalouse ne posait point pour elles un principe de concentration et d'absorption de l'être , d'où le sentiment religieux et l'esprit spéculatif pussent déduire le néant fondamental de toute autre Tie. L'immortalité naturelle des personnes, l'existence dès-lors très admissible de personnes supérieures et célestes, dont l'ordre de dépendance n'est point rigoureusement déterminé, telles sont donc les thèses essentielles du polythéisme. Par là même, tout système de croyances qui peut porter ce nom se trouve caractérisé dans son opposition avec les religions absolutistes et monarchiques , et par sa disposition innée à envisager le monde comme une République des êtres. Historiquement, il est inutile de rappeler tout ce que l'arbitraire des superstitions, la grossièreté des temps, le mélange de dogmes hétérogènes , ont dû apporter d'altérations dans le concept démocratique religieux. Certes, ni le culte de latrie, ni les sacrifices barbares n'ont fait défait défaut aux pratiques du culte polythéiste. Mais considérons l'idée en elle-même, et nous reconnaîtrons ses propriétés naturelles, conformes au type de croyance que nous avons essayé de dégager. Les développer nous mènerait trop loin, mais il est facile de résumer en

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quelques mots celles qui touchent les objets les plus géuéraux de la raison pratique ; savoir :

La nature humaine élevée à sa plos haute dignité, grâce à une énergique affirmation de la liberté, que ne vient plus combattre Tidée de la toute-puissante unité divine ;

La nature des êtres supérieurs, conçue comme analogue à celle des êtres personnels que nous connaissons; non qu'il ne puisse en exister d'autres, mais parce que nous ne saurions en définir d'autres intelligiblement;

Par suite , une base indispensable établie pour les communications et pour la société possible de tous les habitants du monde ;

Les fins de la vie placées dans la vie même, indéfiniment prolongée , et dans les relations mutuelles des personnes, et dans leur perfectionnement propre, moral, rationnel, organique, en harmonie avec les évo* lutions physiques des milieux ;

La fin dernière et absolue formellement repoussée, puisque sa possession, aussi bien que la dépendance à l'égard d'une cause absolue première, supposerait l'entière absorption des fonctions individuelles ;

Les destinées régies en partie par des lois inéluctables , en partie déterminées , sous ces lois , par les actes libres des agents moraux , qui deviennent ainsi et de plus en plus les auteurs, les créateurs de ce qu'ils sont;

La liberté de la foi, le respect mutuel des consciences dans la société humaine, à cause des rapports divers que l'esprit religieux peut se représenter entre la vie

présente et la vie future» entre les êtres connus et ceux iont la croyance peuple les voies célestes du temps et le l'espace ;

Par le seul effet d'une division naturelle des cultes spontanés, la raison commune de l'humanité» les sciences, les arts» laissés sans crainte ni scandale à l'élaboration de leurs méthodes et de leurs œuvres ;

Enfin» l'autorité sacerdotale réduite à ce qu'elle peut ^tre lorsque tant de religions sont en exercice et une îeule proscrite » celle qui vise à la théocratie, c'est-àdire à la destruction des autres et à l'anéantissement de la liberté sauvegarde universelle.

La conception politique de la monarchie, dont je citerai ici l'auteur du Léviathan comme le coryphée le plus intelligent et le plus sincère, reconnaît pour mobile principal, et pour ainsi dire unique, le Repos; tandis que ridéal démocratique est le juste objet de l'aspiration de tous les hommes qui placent avant leur tranquillité propre, avant la paix publique, fût-elle véritable et assurée, une fin plus digne, le libre et plein développement des facultés humaines en société.

De même, le gouvernement du monde par l'unité divine est le choix des âmes portées à l'inaction, et désireuses de voir tout se faire sans elles, pendant qu'elles contemplent ou qu'elles adorent. Il faut y joindre le chœur nombreux des désabusés, des désenchantés, et de ceux qui, blessés par le monde, croient n'aimer plus rien du monde, et se réfugient dans le rêve d'une souveraine perfection qui le régirait seule » n'exigeant d'eux

que soumission à ses incompréhensibles décrets. Je oe parle pas de ces esprits d'une trempe bien différente, dont l'ambition et l'activité se donnent carrière en se chargeant de faire pour les autres ce que ceux-ci refusent de faire pour eux-mêmes : diriger leur conduite et décider de leurs croyances. Si tels sont les sentiments qui produisent ou favorisent la doctrine de Y autocratie céleste, au contraire, le système moral et politique du monde qui tend à se déGnir comme un gouvernement des êtres par eu7>-mêmes, à des degrés divers, sous des lois générales tant de la conscience que de la nature, et acception faite de ce qu'on peut connaître ou supposer des influences mutuelles de ces êtres, ce système engendre nécessairement des religions de liberté, des doctrines d'action , de dignité morale et d'exaltation de la personnalité.

J'ai sans doute exagéré les propriétés caractéristiques des deux grands ordres de croyances religieuses, sous le point de vue moral. Mais en forçant les traits on fait ressortir plus vivement le principe qui les modèle. En fait, il faut convenir que le polythéisme peut ne point exclure la foi unitaire, convenablement interprétée. De môme, aussi, le dogme de l'unité admet des tempéraments, et se rapproche quelquefois de la doctrine antagoniste. Un phénomène analogue, trop connu pour que je m'y arrête, se remarque dans les essais de fusion des principes politiques opposés.

L'exposition qui précède était réclamée pour le complément de notre élude des notions les plus générales de l'immortalité et de la divinité. Je ne saurais la pousser

plus loin» ni surtout me prononcer positivement sur le dernier problème, sans professer moi-même une religion. Je demanderai ailleurs de nouveaux éclaircissements à la critique historique, la seule qui convienne, sur ce sujet, à quiconque ouvre une école et non point une église. Mon but était de déterminer les probabilités morales d'une foi philosophique, la plus universelle possible, et j'ai la confiance de l'avoir atteint.

TABLE DliS MATIÈRES.

Pagei Formolalrc du Premier essai. Obeervailons serraHi de préface an Deuxième i xx

PBE\11ÈRE PAKTlIi:. l'hoiiice.

f t . De l'homme en ipénéral et relailTemeni anx caté^rlee 1

L'homme et les catégories. — Unité des catégories dans l'homme. — Distinction dans l'unité.

!2. De l'homme physique et ori^ani^ne 9

Le corps et ses fonctions. — Distinction de l'organisme. — Problème des origines organiques. — Question de la génération spontanée. ~ Système de l'unité spécifique des phénomènes. — Système de l'unité causale. — Doctrines dualistes. — Animisme. — Monadologie. — Physiologie du monadisme. — Vitalisme. ^ De la cause finale en physiologie. — Méthode d'Aristote.

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