U DE LA CAUSE FINALE EN PUYSIOLOGIE
d'Aristole. Môme alors, rien n'autoriserait à confiner la puissance dans le germe physique, abstraction faite des éléments qui , se joignant à lui , mettent leurs forces propres au service du tout graduellement formé. Ce point de vue est moins physiologique que logique, et il n'y a point de profit h en tirer pour la connaissance de la nalure. On doit avouer cependant que la théorie d'Aristote est un modèle que les modernes auraient souvent consulté avec avantage. Ce grand homme a été préconisé , méconnu , oublié , selon les temps et toujours sans mesure. Sa psychologie est une physiologie générale, établie sur des fondements rationnels, l'âme, idole prodiguée avqnt et après lui i n'est , d'après sa définition , que Y accomplmcment d'un corps naturel organique dont la vie en puissance passe à l'acte et se réalise. La puissance, avec laquelle est identifiée la matière, est une certaine possibilité des différents et des contraires , et n'a rien de commun avec cet être chimérique auquel tant de philosophes ont attribué des propriétés plus ou moins simples et abstraites, avecla prétention d'en extraire toutes les autres. Enfin les corps naturels sont les seules véritables essences, les êtres de la nature, définis par leurs propres formes ou espèces. Lorsque ces corps possèdent la forme organique, l'Ame s'accomplit en eux. Elle a des parties, c'est- A-dire des puissances distinctes qui ne paraissent ni toules^ni au même degré dans tous les êtres ; c'est aiori que la nutrition est une base commune à tous, tandii (|ue la sensibilité, la locomotion, l'imagination, les appétits existent chez tous les animaux, et rintelle(|t
DB LA CAUSE FINALE EN PHYSIOLOGIE. il
llioinme. Les parties de TÂme ne sont pas sépardu corps qui les unit, si du moins nous laissons lé Yacte pur de f intelligence pure dont Aristote it l'être un, simple, immobile, primitif et final le posant sans conscience, ni mémoire, ni sené quelconque. S'il fallait, dit-il, séparer les âmes, 'en trouverait pas seulement trois, mais autant L le voudrait. L'âme, telle que la nature la réalise, )nc composée d'une série de puissances qui vien- BD acte et dont la science doit se proposer d'écrire oire.
rtant de là, le philosophe procède à l'analyse des les fonctions que les corps organisés nous préfit, c'est-à-dire qu'il écrit une physiologie comme
0 temps on pouvait l'écrire, et en s'appuyant sur Brtaia nombre d'observations capitales qui subsishrajours. Des traités spéciaux sont consacrés en-
à l'histoire détaillée de la locomotion des anii,de la génération, de la respiration, de la mé- B, etc.
ries il y a bien quelque illusion à prendre pour hëorie de la nature ce point de vue propre de l'enment où la matière et la forme , la puissance et
1 s'offrent comme la connaissance dernière des M. Depuis que l'observation et le calcul sont des- Ds jusqu'à des êtres ou parties d'êtres jadis invisiet n'y eût-il même que l'hypothèse qui nous permit Brter la pensée plus loin que les corps naturels ilement sensibles, la science peut ouvrir d'autres EOQS. La méthode d'Aristote n'en est pas moins
4â LOI DE DISTINCTION ET d'hàRMONIB DES FONCTIONS,
digne d'admiration, en ce qu'elle est exempte des chimères qui ont déshonoré, qui déshonorent encore nos spéculations sur le monde.