‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 20 sur 193 · DE LA CAUSE FINALE EN PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

DE LA CAUSE FINALE EN PHYSIOLOGIE

reur ; et de ceci la preuve est faite ; c'est dans les lois une fois connues que nous l'envisageons, que nous le re- GOQoaissons. Une fin peut se réaliser par une associatioQ de phénomènes convergents, donnés cependant pour soi , dans des êtres pour soi : il n'est pas nécessaire qu'elle soit présente, avec une force à ses ordres, en tant que principe un et primordial de chaque organisme complexe, loin de là, ce principe serait assignable par des effets propres, non équivoques, dans un être donné, que si celui-ci n'était pas un véritable auteur, conscient de lui-même et de son œuvre, l'existence d'une cause finale distincte, ayant son siège en lui, serait inintelligible. L'ordre des fins, en dehors de notre conscience, est reconnaissable pour nous dans la nature ; mais que sert d'en placer le principe en un point déterminé, où n'agissant qu'à l'aveugle, il ne s'explique pas lui-même, et n'explique rien d'ailleurs, puisqu'il ne fait rien prévoir? Étendons nos vues; la formule de Kant est vraie , mais n'en limitons pas l'objet ; appliquons-la à cette loi générale de l'harmonie naturelle et de la conspiration des parties pour le tout, sans laquelle le monde n'aurait plus de sens pour nous. La véritable question des causes finales, celle de leur siège, si elles en ont un, et cela dans une conscience antérieure à toutes les autres, embrasse la nature entière et non pas seulement l'organisme. La biologie ne la résoudra point.

On pourrait entendre par le tout potentiel situé dans le germe de l'organisme, au lieu d'une entité à la manière scolastique, une pure puissance dans le sens

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