VU
Snlte. — Principe» Invoqués pour le développement de la
démonstration*
Il s'agit du point fondamental de la méthode. Après 1 avoir établi d'une manière générale, il convient que pour plus de clarté, nous reprenions la question par les détails et que notre démonstration s'appuie sur des principes appropriés à chacun des objets de la représentation dont on serait tenté de faire la chose en soi.
Nous posons toujours des représentations , car les partisans des choses ne nous les contestent pas. Nous posons de plus, comme ils veulent, des choses 9 .et notre but est de faire apparaître l'absurdité , l'impossibilité de cette dernière hypothèse ( hors de la sphère de la connaissance).
Nous raisonnons d'abord ainsi :
Ou les choses n'ont aucun rapport avec les représentations. — Mais il faudrait alors les tenir pour non avenues, étrangères à nous, et, même existantes, pour non existantes, de sorte que tout se bornerait de fait, du fait à nous, à des représentations.
Ou plutôt, les choses ont quelque rapport avec les représentations. — Alors ce rapport est donné dans
les représentations mêmes, car autrement il serait encore comme non existant, et les choses avec lui comme non existantes.
Le rapport des choses avec les représentations, donné dans les représentations, ne peut se définir que de deux manières , attendu que tout ce qui est dans la représentation nous est connu : ainsi donc, ou le rapport de la-chose avec* la représentation est donné dans celui du représenté avec le représentatif ( c'està-dire que le représenté est comme la chose et le représentatif comme la représentation); ou il l'est dans celui du représentatif avec le représenté (c'està-dire que la chose est comme le représentatif et le représenté comme la représentation ) .
Commençons notre examen par la première hypothèse et cherchons si la chose peut être conforme au représenté. Posons nos principes.
Et d'abord , pointfcde représenté qui ne s'offre à nous sous quelque relation. Nous transporterons à la chose en soi le rapport une fois constaté dans le représenté, sans nous demander encore comment il se peut faire qu'il y ait du relatif dans un absolu : mais du moins nous serons en droit d'exiger que le représenté correspondant à la chose ne disparaisse pas tout entier quand nous essayerons de mettre celle-ci à part de ses relations.
En second lieu si les relations sont telles, que l'existence d'une chose en soi entraîne celle de plusieurs autres, également en soi , nous raisonnerons ainsi sur ces choses :