PRÉFACE. XI
découverte, qu'on n'ait disputée i son auteur. Cependant je veux déclarer ici que j'accepte une formule fondamentale àeY école positiviste :\bl réduction de la connaissance aux lois •des phénomènes. Ce principe, dont je dois faire un constant usage, la plus grande partie de ce premier essai est consacrée à l'établir par l'analyse de la connaissance elle-même; et je le crois conforme à la méthode de Kant , quoique ce .philosophe, gêné par la tradition métaphysique, nel'aitpas assezne ttemen t dégagé ou suivi . Si d'ailleurs je ne puis avouer ,une école dont j'apprécie certaines tendances, c'est que l'absence ou mêraele dédain des premiers principes m'y semblent manifestes, à ce point que les notions premières de phénomène et de loi n'y sont pas l'objet d'une analyse exacte; c'est qu'elle professe, à l'égard des possibilités laissées à la croyance libre , une négation dogmatique à outrance que je ne crois pas justifiée ; c'est enfin qu'elle a conservé de l'esprit de Saint-Simon, dont elle s'inspira d'abord, telles prétentions à l'organisation scientifique et religieuse de l'humanité, chimériques à mon gré, et peu libérales.
Un mot encore , et je finis cette préface d'un livre qui n'est lui-même que l'introduction obligée des questions qui seules intéressent le plus grand nombre. Les personnes au courant de mes premiers travaux, c'est-à-dire de mes premières études , pourront y démêler, si le sujet leur parait en valoir la peine, une marche régulière vers des convictions maintenant arrêtées. Entre mes manuels historiques de la philosophie et l'ouvrage dont je commence la publication, l'anneau est un article philosophie, tout un volume , admis dans l'une des Encyclopédies de ce temps, malheureusement restée inachevée. Mon effort spéculatif a été constamment dirigé sur le principe de contradiction et sur la loi réelle ou prétendue des antinomies de la raison. Cette question ca~
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