XLV
Qaettfon de la synthèse totale en égard a la HURÉfc
des pneaomèafrs*
La durée, comme l'étendue, s'assujettit tous les phénomènes : il n'en e6t point qui ne viennent à la représentation soit en rapport de succession les uns avec les autres, soit du moins de telle manière que celui qu'on supposerait constant se succède à lui-même continuellement ou à des intervalles quelconques ; et c'est ce qui s'appelle être dans le temps.
La catégorie de durée s'applique donc au monde, qui est l'ensemble des phénomènes, et lui apporte une détermination interne.
En effet, le nombre des phénomènes actuels est déterminé, de cela seul qu'ils sont actuels ; le nombre des phénomènes passés est déterminé aussi, parce que ce caractère de passé, joint à une représentation, n'empêche pas qu'on ne puisse et qu'on ne doive aussi la considérer conjointement avec les représentations actuelles et formant avec celles-ci un certain tout. D'ailleurs, les phénomènes à venir n'entrent ici en ligne de compte qu'autant que déjà acquis actuellement sous cette condition de futurition, sans cela n'ont point d'existence distincte et n'appartiennent pas au monde. Les phénomènes représentés dans le temps sont donc aussi déterminés de nombre. Partant de l'un quelconque d'entre eux à un instant quelconque, et parcourant progressivement en un
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double sens tous ceux qui ne coexistent point,, on déterminerait une série d'intervalles limités qui sont des durées : ces durées prises ensemble composent une durée totale, finie, qui est celle du monde. Autrement, le nombre des durées actuellement données par des phénomènes donnés ne serait point un nombre, ce qui est contradictoire.
Le monde n'est pas déterminé de durée, extérieurement, La représentation de l'indéfini des durées en-* vélo ppan tes et enveloppées se limitant les unes les autres, selon l'expérience, ne lui est pas applicable. Cette anomalie apparente s'explique pour le temps comme pour l'espace.
Le temps que Ton croit se représenter antérieurement à toutes les durées écoulées de phénomènes don nés, n'est rien de plus que l'établissement de la loi générale ou catégorie de durée. Les phénomènes supposâmes d'une manière abstraite et logique avant ceux qui ont été ou qui sont, n'augmentent pas le nombre de ceux-ci.
La représentation d'une durée enveloppante, ou ptu$ grande, exprime un rapport déterminé de phénomènes particuliers, sinon se confond avec la loi régulatrice de ces sortes de rapports, qui, par elle-même, n'est pas une durée.
La durée totale des phénomènes jusqu'à l'instant présent ne peut donc pas être dite bornée, limitée, mais seulement donnée et finie : finie, et par conséquent mesurée, au moins approximativement, avec telle unité tirée du système dé ces phénomènes, soit