‹ Essais de critique philosophique [microform]Chapitre 1 sur 97 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

unité que celle des principes sous Tempire desquels ils ont été écrits, celle de la méthode qui a servi à constater et à recueillir ces principes, et celle de la doctrine qui en est la conséquence nécessaire. Les principes dont je parle, est-il nécessaire de le dire? sont ceux que Fintelligence humaine, depuis qu'elle a commencé à réfléchir, a toujours appliqués aux objets de ses réflexions, parce qu'ils sont le fond même de rintelligence, le fond même de la raison, un fond inattaquable aux chimériques transformations de Tévolutionnisme et à l'analyse dissolvante de l'empirisme physiologique. La méthode qui met les principes en lumière, c'est la méthode d'observation, non moins diff'érente de la méthode de construction, si longtemps en usage en Allemagne, que de la méthode de dissolution préconisée en Angleterre et dans une certaine école de notre pays. Elle consiste à regarder en soimême et autour de soi, sans penser à détruire ou à créer et surtout sans essayer d'expliquer l'unité de la conscience, l'unité de la personne humaine comme un assemblage fortuit d'une multitude d'unités inconscientes. Enfin la doctrine, c'est le spiritualisme, non pas traditionnel, comme on aff'ecte de l'appeler dans une intention dénigrante, mais libre et purement philosophique, bien qu'il se croie obligé de tenir le même compte des manifestations de l'esprit humain dans l'histoire que des faits et des lois directement aperçus par la conscience. Le spiritualisme, selon moi, n'est pas un système et encore moins le dogmatisme fermé de l'école, c'est la science philosophique elle-même, c'est-à-dire la science qui est le couronnement des

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