‹ Essais de critique philosophique [microform]Chapitre 2 sur 97 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

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autres, toujours prête à profiter de leurs œuvres, à s'enrichir de leurs découvertes et à les mettre en communication avec la raison d'où elles tirent leur commune certitude.

Voici maintenant ce qui fait l'intérêt de chacune des études dont ce volume se compose :

La première donne une idée de ce qu'était l'histoire naturelle ou, pour mieux dire, la philosophie zoologique dans l'antiquité grecque et chez le plus grand génie de cette époque. VHistoire des animaux d'Aristote, récemment traduite en français par M. Barthélémy Saint-Hilaire, n'est étrangère à aucun des problèmes qui n'ont été abordés pour la première fois par l'esprit moderne qu'au xviii« et au xix« siècle. Peut-être est-ce encore le philosophe grec qui en a donné la meilleure solution en montrant, par une sorte de prévision des observations paléontologiques d'Agassiz et des arguments de Guvier contre Geoffroy Saint-Hilaire, que la nature a des lois, par conséquent des formes immuables ; que les espèces vivantes, obéissant à ces lois et répondant à ces formes sans l^quelles tout est confusion dans l'univers, conservent ce qu'elles ont d'essentiel au milieu des changements qui peuvent les atteindre ou que la volonté de l'homme leur impose. Aristote, dans le même ouvrage, soutient contre les empiriques et les positivistes de son temps le principe des causes finales, inséparable pour lui de l'ordre qui règne dans la nature et de l'intervention de la raison

dans les sciences.

En passant de l'antiquité grecque aux premiers siècles de l'ère chrétienne, nous voyons les discussions

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