le comte de Maistre, p
iVI AVANT-PROPOS
Tlîurot, j'ai voulu redresser une erreur et réparer un oubli. Dans les rares et très courts documents où il est question de lui, ce professeur érudit, helléniste et philosophe, digne titulaire de la chaire de philosophie grecque et latine au Collège de France, est représenté comme un des derniers défenseurs de l'école de la sensation, tandis qu'il a été, avec Laromiguière et Royer-Gollard , un des premiers promoteurs de la rénovation spiritualiste qui a longtemps honoré et qui honore encore l'enseignement public dans notre pays. En revanche, je serais tenté, si on me le permettait, Rattacher une importance capitale aux considérations que j'ai présentées sur l'école anglaise, non seulement SOT m mOTâli, m habilement analysée par M. Guyau, mais sur les principes les plus essentiels de sa psychologie et de sa métaphysique. J'avoue que j'éprouve une véritable humiliation pour l'esprit de notre temps à voir la célébrité exceptionnelle dont jouit cette école à Pheure qu'il est et l'autorité qu'elle exerce un peu parliMl, mais peut-être nulle part autant qu'en France. On timiverait difficilement, je crois, dans l'histoire entière de la philosophie, autant d'affirmations arbitraires, de chimériques hypothèses, de raisonnements sophistiques, de conclusions contradictoires, de mépris pour l'histoire, la raison, le sens moral et le sens religieux de l'humanité qu'il y en a dans les innombrables, indigestes et prolixes volumes de M. Herbert SpBiSftr et de ses auxiliaires. On dirait que le nombre pour eux remplace la qualité et que, sur les champs de iilaiii d§ k sdenee pomme sur ceux de la guerre, c'est aux masses que la victoire est assurée.