De occulta philosophîa, appendice, p
l-lli
fl
monde intellectuel. La magie se divise donc en trois par ties, qui correspondent à ces trois sphères de l'existence La magie naturelle nous donne la connaissance et nous rend jusqu'à un certain point les maîtres des éléments La magie céleste ou mathématique a les yeux fixés sur les astres, dont elle découvre les lois, la puissance et auxquels elle arrache le secret de l'avenir. Enfin, le monde des intelligences et des purs esprits est le domaine de la ma-'ie reli gieuse ou cérémoniale. De là les trois livres dont s"e compose le traité de la Philosophie occulte. On a voulu y faire entrer un quatrième livre, que M. Prost, sur le témoignage formel de Jean Wier, rejette avec raison comme apocryphe. Il n'y a pas de place pour un quatrième livre dans 1 économie générale de l'ouvrage.
L'idée que se fait Agrippa de l'ordre universel des choses, et du rôle que l'homme est appelé à y jouer ne manquerait pas d'une certaine grandeur si elle lui appartenait entièrement; mais la vérité est qu'elle fait le fond des livres hermétiques et de la partie métaphysique de la Kabbale. Il suppose que tous les êtres répartis entre les trois mondes dont nous venons de parler, forment une chaîne non interrompue, destinée à nous transmettre les vertus émanant du premier être, cause et archétype de l'univers Mais cette chaîne, par laquelle Dieu descend en quelque' sorte jusqu a nous, est aussi le chemin qui doit conduire l'homme jusqu'à Dieu. Arrivé à cette hauteur, il entre en participation du principe de toute intelligence et de toute puissanceau heu de recevoir les grâces d'en haut par le canal des existences interposées entre lui et la cause suprême il a le don de modifier ces existences à son gré et de substituer nouîeXs i^*" * P™P"étés primitives des propriétés
Nous croyons cependant qu'on se méprendrait sur le fond de la pensée d'Agrippa si on lui attribuait, avec M Prost « un panthéisme grossièrement spiritualiste ». Panthéiste, il