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Itir et de ai pas vouloir, d'agir ou de ne pas agir, ce que tout 1© monde appelle le libre arbitre, est revendiquée avec force contre les sceptiques et les empiriques : « Mais douter de sa volonté même, en lui refusant toute initiative, toute force propre; nier qu'on puisse faire jamais vers le bien un mouvement qui le soit fatal de tout point, qu'on puisse jamais faire un pas vers autrui sans être mù par égoïsme conscient ou inconscient; se mettre ainsi dans l'impuis- ?ance logique de dire en face de l'injustice : je ne veux pas; en face de la justice : je veux et je voudrai toujours; m serait là se supprimer véritablement soi-même, s'atfeîîMli» i 11 fuis dans son essence et dans sa dignité K » Nous voilà bien loin de cette liberté qui est partout et nulle part, qu'il faut poursuivre toujours et qu'on n'atteindra jamais, et qui cependant meut toute la nature. Mais alors pourquoi accuser l'école spiritualiste de ne rien comprendre ni à la liberté ni à la morale? L'école spiritualiste n'a jamais dit autre chose.
Cette conclusion est digne du livre qui restera certainement comme un modèle d'exposition et de critique philosophiques. On n'a rien écrit jusqu'ici sur la morale anglaise et la morale utilitaire en général de plus complet, de plus attachant et de plus instructif. On ne sera pas tenté de recommencer la tâche accomplie par M. Guyau, et ceux qui la recommenceront seront obligés de compter avec lui.