‹ Essais de critique philosophique [microform]Chapitre 96 sur 97 · Pages · texte numérisé non relu

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a. Préface, page x»v.

D'après une autre hypothèse de M. Fouillée, les sensations dispersées entre les différents organes du corps se fondent en une seule conscience, et les consciences ellesmêmes, comme plusieurs gouttes de rosée réunies entre elles sur une feuille, se fondent en une conscience unique, « reflétant le même idéal * ».

Mais ceci, encore une fois, ce n'est plus de l'évolutionnisme : c'est du panthéisme. En somme, M. Fouillée est plutôt un adversaire qu'un partisan du système d'Herbert Spencer et du positivisme français. En dépit de ses arguments inattendus contre l'unité et la perfection de la nature divine 2, on peut dire de lui qu'il est ivre d'idéal, comme on a dit de Spinoza qu'il était ivre de Dieu. Si l'idéal n'est pas un mot vide de sens, qu'est-ce autre chose que le parfait, l'infini, l'absolu, le divin? L'idéal est le nom sous lequel nos modernes païens adorent le Dieu inconnu-

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