‹ Essais de critique religieuseChapitre 22 sur 41 · Je vous en conjure^ filles de Jérusalem · texte numérisé non relu

Je vous en conjure^ filles de Jérusalem

Par les gazelles ou par les biches des champs. N'excitez pas, ne provoquez pas Tamour, Avant que le cœur y incline.

ScÈNB III. — Evidemment dans F esprit du trouvère hébreu, le lieu delà scène a cban^çé. Nous assistons à un cortège triomphal, présidé par le roi Saiomon qui célèbre de nouvelles fiançailles. Le chœur est censé exprimer Tailmiration des spectateurs du défilé. Chacun désigne l'objet qui frappe le plus vivement ses regards. Nous voyons apparaître successivement la Suiamite entourée d'un nuage de parfums» le divan de Saiomon^ escorté de ses soixante gardes du corps, troupe d'élite qui marche l'épée nue à la main ; puis la couche magniGque qu'il a commandée pour celte cérémonie. Seulement les spectateurs ne savent pas encore quelle est l'heureuse épouse qui la doit partager et s'imaginent que ce sera, comme auparavant, une fille de Jérusalem. Enfin parait le roi lui-même, la couronne des fiançailles sur la tète. La méprise des spectateurs, cette pompe, cet apparat royal indiquent aussi la résidence royale, Jérusaleoi. Cette pré-

somption est confirmée par l'appel final aux curieuses filles de Ston, qui sont supposées accourir et qui reçoivent ici leur titre d'honneur, tandis que, dans, toutle reste du poème, ce sont toujours simplement des filles de Jérusalem.

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