‹ Essais de critique religieuseChapitre 29 sur 41 · Mon bien-aimé est à moi · texte numérisé non relu

Mon bien-aimé est à moi

Moi je suis à lui, A loi qui paît son tronpean parmi les lis ^

Scène IV. — Nous sommes toujours à Jérusalem, et la seule chose qui nous fasse mettre* ici un point d'arrêt dans le déroulement du drame» c'est que les moyens de persuasion auxquels Salomon en appelle diffèrent de ceux dont il avait essayé jusqu'alors. Il ne se borne plus à tftcher de gagner la jeune fille par la flatterie et de l'éblouir par le faste, il. lui offre la première place parmi ses femmes, pour ainsi dire, le titre de sultane favorite. Cette offre du roi est appuyée par les hommages que le poète fait rendre par les femmes elles-mêmes de Salomon à la beauté sans rivale de la jeune Sulamite.

SALOMON

VI, 4. Ta es belle mon amie, Comme Thirza ^, Ta es aimable^ Comme Jérusalem.

Ta es imposante Comme une armée en marche*.

1 Compares ii, 10. Cette répétition a aoMi pour bot de montrer qoe rien abiolonient n'est changé dans ses dispositions.

s Thirza est one ville d'origine cananéenne ( Josaé xii, S4) et pendant nn certain temps elle fut la résidence des rois d'Israël (I Rots xiv, 17; xv, %i, 33 ; XVI, S et suiv.). C'est pourquoi eUe est mise ici en parallèle arec Jérusalem.

> Littéralement : o(mim$ du troupes marchant avec kurt étÊndards dé-

Page 1