‹ Essais de critique textuelle (ecdotique)Chapitre 14 sur 47 · diram ACEFGIJ duramBDHKLMOP duras N · texte numérisé non relu

diram ACEFGIJ duramBDHKLMOP duras N

On voit combien il était important que les collations fussent très exactes car si F, par exemple, portait duras comme N, le fait que cette variante n’a pas été relevée l’amène à passer pour un témoin de diram; il n’y a plus seulement omission d’une variante, il y a fausse indication d’une autre forme. Pour cette raison, si l’on a les manuscrits ou leur photographie sous la main, on fera toujours bien de revoir sur les originaux l’apparat positif après sa confection. Qu’on ne s’étonne pas et qu’on ne se décou-

rage pas devant cet effort d’exactitude à faire dans la collation. Il s’agit de forger un instrument de précision : autant il sera utile s’il est exact, autant il sera dangereux s’il est faux. La critique a un terrible ennemi dans l’à peu près.

Lorsque l’on aura fait cette opération pour tous les groupes de variantes successivement, on aura un apparat positif complet se composant, suivant les cas, de 15, 20, 25 ou 50 groupes, tous numérotés progressivement de 1 à 15, 20, 25 ou 50. C’est sur cet apparat que l’on fera désormais toutes les recherches nécessaires pour les comparaisons des manuscrits soit par groupes de trois, soit par groupes de 2, soit par groupes d’un nombre quelconque comprenant, par exemple, tous les représentants d’une famille.

Il faut reconnaître que ces recherches seraient un peu longues, si on les exécutait sur le texte de l’apparat disposé comme il vient d’être dit; mais voici un procédé matériel très simple pour abréger et faciliter ces recherches.

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