RE 2 ES
ie
CEOCEEEELERRE LEE TC) Pere
EPS EE D'un
RUE EE RP ER LE 2 RE LAN) fe)
CÉECLLLLEE LCI LLLEEE ECC
SPP PSP ROSE ZEZ) D'un
S'Lô
Fsccosemnsemesruccosr choco
PSS EELCEEEE FE ESS P\ jDun
CEÉCCEEETCEEE ÉECECÉELLE Belfort ESS RTS SES] Don
DR : S'Lô
ns
Fig. 6. — Rendement des Digitales cultivées en 1930. Les hauteurs sont à la même échelle que dans les figures 3 et 5.
de OÙ mm
Îl ressort de ce diagramme, que les quatre formules modifiées d'engrais ont influencé dans le même rapport le développement de la Digitale.
L’accroissement considérable de chaque plant de Digitale en 1930 est peut-être dû en partie :
i° au changement de terrain. Les deux terrains étaient sensiblement, au point de vue qualitatif, très comparables, mais dans celui de Saint-Lô, chaque élément constitutif était en quantité supérieure ; en particulier, la teneur en manganèse du terrain de Saint-Lô était triple de celle du terrain de Coutances. Y aurait-il là matière à expliquer, dans un certain rapport, l’augmentation du rendement dans les expériences de 1930, à Saint-Lô ?
2° à la meilleure répartition des périodes pluvieuses qui ont solubilisé en temps utile les engrais épandus ; 3°) au repiquage fait plus tôt en saison.
Conciusions.
Les expériences culturales que nous avons entreprises permettent d'établir qu’il est tout-à-fait possible d'augmenter le développement de la Digitale par une culture méthodique.
Des résultats obtenus et précédemment exposés, nous tirons dès à présent les conclusions suivantes :
1°) Les différentes races réagissent dans le même sens visà-vis des engrais employés.
2°) Les sels de potasse ont une influence nettement favorable sur le rendement en poids de feuilles.
Le sulfate de potassium et le chlorure de potassium peuvent être employés indifféremment. :
La valeur de la potasse comme engrais semble dûe uniquement à la base potasse.
8°) L’acide phosphorique a une influence favorabie.
4°) A partir d’une certaine proportion, l’azote sous forme de sulfate d’ammoniaque est nuisible à ce même rendement.
5°) Comme source d’azote, le sulfate d’ammoniaque et le nitrate de soude peuvent être employés indifféremment.
La valeur d’un engrais azoté employé pour la culture de Ia Digitale dépend de sa teneur en azote, et non de la forme sous laquelle il se trouve.
6°) Le sulfate de manganèse, employé seul, augmente dans une certaine mesure le développement de la Digitale. Associé à l’engrais complet (potasse, azote et phosphore), il semble indifférent.
7°) Le sulfate de magnésie, qui, dans nos formules d’engrais composés, avait été essayé à titre d'engrais complémentaire, ne semble pas présenter d’intérêt.
Nous considérons que les conclusions que nous venons d’exposer n’ont une valeur rigoureuse que pour nos expériences, car dans les essais culturaux trop de facteurs éminemment variables (nature du terrain, température, humidité) entrent en jeu et peuvent fausser les résultats.
Ainsi le sulfate de manganèse, comme engrais, n’a donné à KoCH et BUTLER aucun résultat, contrairement à l’opinion ce nous émettons plus haut.
De même, G. LEONE au Jardin botanique de l’Université de Naples n’a noté aucune amélioration après l'emploi des engrais chimiques. :
Alors que cet auteur avait eu une élévation du rendement par le fumier de cheval, nous n’avons obtenu en 1929 aucune augmentation du poids des feuilles par l’emploi de cet engrais.
Il nous semble que la seule raison possible d'expliquer ces divergences réside dans la différence des conditions culturales de ces expérimentateurs et des nôtres.
Dans les pages qui précèdent, nous n’avons envisagé que le rendement pondéral de la récolte.
Nous sommes parvenu, dans les conditions les plus favorables, à tripler le poids de la récolte par rapport aux témoins.
Il nous faut envisager maintenant la valeur des produits obtenus.