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I. Meyer-Lùbke, Rotn. etytn. Ilurt-t

REVUE DE FILOLOGIH FRANÇAISE

de préciser l'idée de « femelle )> en spécialisant dans ce sens FETA (primitivement « femelle qui a des petits »). En même tens émergeait à l'ouest ovicula (jeune brebis > brebis).

Historiquement l'aire feta = brebis était constituée à l'époque où d intervocalique (issu de t) évolua vers d (d interdental) en franco-provençal, c'est-à-dire au viii^ siècle ^ A la même époque nous avons le témoignage des gloses de Reichenau, composées dans le nord-est de la France, pour nous confirmer l'existence de berbice = brebis dans le nord (glose oves : berbices). Les gloses de Cassel ont au contraire oviclas : auui. Nous devons en conclure qu'elles appartiennent à la région où ovicula passa au sens de « brebis adulte », et qu'elles sont naturellement postérieures à ce changement ; il appert également que ces gloses n'ont pas dû être rédigées, comme certains l'ont cru, en pays ladin ^ S'étonnera-t-on que berbice, après avoir été disloqué par ovicula à l'époque préromane, ait pris sa revanche en regagnant, depuis la fin du moyen âge, une grande partie du terrain perdu ? Nullement : car si ovicula était fonétiquement robuste et sémantiquement excellent (nom de la jeune femelle) aus vi*-vir siècles, il avait, dans l'intervalle, perdu ces deus qualités. La chute du V fut, pour ce mot, une cause de faiblesse, en créant un hiatus qui fut diversement réduit, et qui amena en général un w initial gênant pour la langue et cause d'accidents. Rien que dans le Puy-de-Dôme, on trouve les variantes ulyâ (Moriat...), y,yo (Monton...), ?//}'^? (Pontgibaud, Bu-

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