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I . g =1 intervocalique (région Vodable- Aatoingt

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principales. D'abord le têtard est un animal qui, par sa forme très particulière, appèle la métafore ; pour le désigner, la langue va nécessairement à la recherche du mot plus évocateur, quand le terme courant tent à s'user, à perdre sa valeur représentative. D'autre part il s'agit d'un mot qui revient assez rarement dans la conversation et qui, par suite, n'a pas de racines très profondes dans la langue : le tipe traditionnel offre donc moins de résistance en face des tentatives d'innovation. Il y a parfois deus désignations concurrentes dans la même localité (Bulhon, Montaigut-le-Blanc, Ambert).

Il arrive que le mot est très difficile à se procurer et qu'il fait même défaut dans certains patois. Ni M. Edmont ni moi n'avons pu l'obtenir ni à Monton, ni à Saint-Germain-Lembron ; même résultat négatif, pour ma part, à Sayat, Saint-Maurice, Besse, Chalus, Moriat, Nonette N'affirmons point qu'il n'existe pas dans ces localités : nous avons pu tomber sur des sujets qui Tignoraient ; parfois le mot n'est connu que des enfants. Toutefois il est bon de remarquer qu'ans alentours de la plupart de ces localités l'animal doit être assez rare, car on ne rencontre guère de mares à têtards ou de trous d'eau, par exemple, sur les puys de Monton, de Nonette, de Saint-Maurice ou de Chalus.

Un simple coup d'œil jeté sur la carte suffit à nous avertir que la couche la plus ancienne nous est révélée ip2ir tsâbô : cette précieuse forme, unique épave d'une aire jadis très vaste, je l'ai recueillie uniquement dans le petit hameau de Brenat, de la commune de Saint-Jean-Saint-Gervais, en 1899. t>ien évident que tous les mots de la famille

testa, et a fortiori les autres formations métaforiques, sont des substituts d'Age plus récent.

I. Ivtdans le hameau de Berme (canton de Saint-Etienne-sur-Usson).

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Ce mot, avec le même sens, reste encore bien représenté dans le Midi. Nous relevons un seul kabot, au Sud-Est (point 778, Hérault), mais beaucoup de kabos, plus à l'ouest, sur une partie de l'Aude, de l'Ariège, de la Haute-Garonne, du Gers et des Hautes-Pyrénées, — patois généralement conservateurs.

Nous avons là — est-il besoin de le dire ? — le même mot que le français (d'origine dialectale) chabot. Avec le Dictionnaire Général \ je crois qu'il faut, sans hésitation,, reconstituer un latin vulgaire *capôceus, — un des deus tipes proposés par Kcerting — , et qui est à ajouter au Rom. etym. Wcerterbuch de M. Meyer-Lùbke. Ce mot n'a pas laissé de représentant dans la France du Nord % mais il est réclamé par les formes italiennes capoccio'^ (avec un féminin auquel s'apparente notre caboche), tout comme par les cabot, cabos, chabot... du sol français. Le sens originaire, que seule l'Italie a conservé, était « grosse tête » (ou adjectivement : « qui a une grosse tête »). En Gaule, le terme s'est spécialisé pour désigner un poisson à grosse tête. Comme l'indique le Dictionnaire Général, il s'est appliqué à trois espèces de poissons : d'abord, semble-t-il, au chabot de mer, puis au chabot de rivière, enfin à une variété d'able. Par analogie, il est arrivé de bonne heure à désigner le têtard de grenouille dans une vaste

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