I. Romania, XXXV
REVUE DE FILOLOGIE FRANÇAISE
moins au nord, car les formes limousines et auvergnates de hèko ont été séparées, à la suite de la poussée de « guêpe ». Mais reste le catalan hagot = abeille ^ qu'il semble bien difficile de séparer de cette racine, d'autant plus qu'il concorde, d'une façon troublante, avec le g de Combronde (bègo) et de Chénerailles (biègo) ^
Faudrait-il donc revenir, en la corrigeant, à l'hipotèse, émise par M. Meyer-Lûbke d'un becos gaulois, donc préexistant à vespa qui ne l'aurait pas complètement éliminé ? Les formes catalanes, d'une part, auvergnate et limousine de l'autre, en seraient les résidus ; les tipes avec g représenteraient la tradition fonétique. Mais alors comment expliquer beko ? par l'influence de bec ? Et besca ? par un croisement avec vespa ? Ce serait bien invraisemblable. L'hipotèse de Chabaneau, supposant une métatèse des éléments labio-palataus, gespa > beska (ou gwespa > beskwa) est plus plausible, bien qu'elle soulève quelque objection 4, spécialement, p. ex., l'ancienneté, assez surprenante, en Limousin, d'un tipe wespa dû à l'influence germanique.
M. A. Thomas a postulé naguère un tipe *besq.ua, avec