ADDITIONS ET CORRECTIONS
P. 7. Bourret est un mot assez ancien, dans le Massif Central, au sens de jeune taureau. M. A. Thomas me l'a signalé, sous la forme borret, dans un inventaire du cheptel d'Auvergne de 1476 (Arch. Nat., X' A 8314, f° 3608). Je relève également borreta, génisse, en 1552, dans les Documents linguistiques du Gévaudan de M. C. Brunei (Paris, 19 16, Bibl. de V Ecole des Chartes, p. 95). — Je signale aussi, pour « génisse », les formes actuelles (Puy-de-Dôme) Imrètb à Rochefort, et bràvâ (région du Vernet-la-Varenne et Saint-Genès-la-Tourette).
P. 22. Aus exemples de ega en ancien et moyen provençal, ajoutons eguas (Basses-Alpes, xiV s.) et Tadjectif eguesina (Alpes-Maritimes, 1528), dans les Documents linguistiques du Midi de Paul Meyer (t. I). L'invasion de cavala date du commencement de la Renaissance : elle s'est effectuée par le Piémont et la voie Chambéry-Lyon d'une part, le col du Mont-Genèvre et la vallée de la Durance, de l'autre.
P. 26, 1, 18, lire cavala au lieu de mvala.
P. 43, 1. 8, lire « seules » au lieu de « seuls ».
P. 51. M. A. Thomas, pour « lézard gris », ma communiqué un certain nombres de formes intéressantes de la Creuse : li:(ertnU, s. f. (Lafat, canton de Dun-le-Pal- Icteau), altération de lacertus (cf. la forme de Mirefleurs, encore plus altérée) ; niargôl, f. (Soumans, canton de
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Boussac, et Fontanières), création localisée et récente, analogue à barbolina (cf. les inargaii, têtard, p. 57 et 60, et les confusions signalées p. 58); sarpçtâ (Cressat) et serpq,iâ (Saint-Alpinien, canton d'Aubusson), cad. « petit serpent », dérivé de serp, création régionale formée sur les débris de Jengrola.
P. 54. Le cabot de Gautier de Coincy pourrait être un lapsus pour sabol et n'aurait pas alors le sens de « têtard ».
P. 58. M. Thomas me signale aussi dans la Creuse, au sens de « têtards », là rénà (Saint-Dizier, canton de Bourganeui) ; à Saint-Marc, à Lombard, on dit là râlei, confusion analogue avec la grenouille, qui « râle ».
P. 96-99. Une des causes de la disparition du tipe kekerîa, devenu kàkalo, kàkalyo, kèkàlyo, est sans doute une collision homonimique avec « quincaille » (le dérivé quincaillier étant des plus répandus, en français régional comme en patois), — collision qui a été conditionnée, comme le fait arrive souvent, par une attraction homonimique.