‹ Essais de géographie linguistiqueChapitre 63 sur 67 · C(. p. 125 pour LACRIMUSA Ct p. 57-3^ pOUr l'KTA · texte numérisé non relu

C(. p. 125 pour LACRIMUSA Ct p. 57-3^ pOUr l'KTA

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térieur. Par là s'affirme une fois , de plus le caractère arcaïque et conservateur du catalan

Il résulte enfin de l'analise des faits que la répartition générale des tipes n'a pas dû varier beaucoup depuis le moyen âge, en dehors de quelques régions ^ Les formes ont évolué spontanément sur la majeure partie du territoire (sauf l'extension récente du français classique orvet). — « Orvet » est un mot qui voyage peu : désignant un animal qui n'est ni utile, ni nuisible, ni dangereus, et qui ne pullule pas, il revient assez rarement dans la conversation. C'est pour la même raison qu'il est rare dans les anciens textes.

1. Espérons que l'Atlas linguistique, en préparation, du domaine catalan, par MM. Griera et Barnils, nous donnera d'autres variantes intéressantes pour l'orvet. — On ne peut songer à rattacher à un tipe *AN-ocULis les formes berrichones anetiil. . . citées plus haut : car le voisinage géografique de formes anadœ montre à l'évidence que ces aneuil reposent sur *anedeuil > *aneeuil .

2. Dans la région limousine, l'îlot 606-607 {iinavuolh ^ avaDWo) paraît représenter une aire, jadis plus vaste (soudée sans doute à celle du nord), et débordée anciennement par le courant anadolh venu du Midi. 11 semble prouver que, pour ce mot, Limoges a constitué un petit foyer local en dehors des'deus grands centres d'expansion cité plus haut, lien a été |de même, on Ta vu (p. 36), pour « brebis ». — En Auvergne, au contraire, c'est anadolh qui a reculé dans le nord et le nord-est (cidessus, p. 1 30 n. i).

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