Cf. IV, 1, 110 suite
MACBETH
de rôle. Quand vint le tour de Makduffe, thane de Fife, il envoya des ouvriers auxquels il recommanda tout le zèle possible ; mais il ne vint pas en personne, craignant le roi, qu'il savait mal disposé à son égard. Makbeth, s'étant aperçu de l'absence de Makduffe, lui en sut mauvais gré, d'autant plus qu'il le jugeait trop puissant ou qu'il avait appris de certaines sorcières qu'il devait se défier de Makduffe qui chercherait un jour à le détruire. Et il l'aurait mis à mort, n'était qu'une autre sorcière en qui il avait grande confiance lui avait dit qu'il ne serait jamais tué de la main d'homme né de femme, ni vaincu tant que le bois de Bernane ne serait pas venu au château de Dunsinane 1.
Mais Makduffe, craignant sa vie en péril, passa en Angleterre, pour pousser Malcolme à revendiquer la couronne 2. Makbeth, informé d'abord par ses espions, se présenta en force au château de Makduffe, espérant l'y trouver encore; les habitants ouvrirent sans résistance, et Makbeth massacra la femme et les enfants de Makduffe3.
Cependant, Makduffe arrivait en Angleterre auprès de Malcolme, auquel il fit connaître les cruautés de Makbeth, la misère de l'Écosse, les vœux qu'elle faisait pour la délivrance et l'espoir qu'elle mettait en Malcolme. Celui-ci, se défiant de Makduffe, car il