Source de IV
se savait environné d'émissaires de Makbeth, se noircit ]ui-même de vices qui, dit-il, le rendraient bientôt plus odieux que Makbeth même : luxure effrénée, avarice insatiable. Makduffe essaye de le défendre contre lui-même et d'atténuer les effets de ces vices; mais quand Malcolme s'accuse de fourberie et de mensonge, Makduffe éclate et s'écrie : « Oh! ceci c'est le pire de tous, je te quitte et crie : 0 malheureux et misérables Ecossais, qui êtes ainsi en proie à tant de calamités, l'une au-dessus de l'autre! Adieu, Ecosse! c'est maintenant que je me considère comme exilé pour toujours, sans confort ni consolation! » et les pleurs ruisselaient le long de ses joues en abondance.
Malcolme, convaincu par cet élan de la sincérité de Makduffe, le désabuse et le rassure1. Bientôt Makduffe paraît à la frontière d'Écosse, où il fait appel secrètement aux nobles du royaume, tandis que Malcolme obtient du roi d'Angleterre, Édouard le Confesseur, dix mille hommes sous les ordres du comte de Northumberland, Siward, beau -frère du feu roi Duncan 2.
La désertion se met dans les rangs de Makbeth : ses amis lui conseillent de fuir dans les îles de l'Ouest, où il pourra lever des troupes de mercenaires plus fidèles que ses sujets ; mais, confiant