‹ Essais de littérature anglaiseChapitre 31 sur 122 · Source de V · texte numérisé non relu

Source de V

chant sur lui, il le tue, lui tranche la tête et la porte sur un pieu à Malcolme1.

Ainsi périt Makbeth, après un règne de dix-sept ans. Dans le commencement de son règne il avait accompli beaucoup d'actes honorables et profitables au bien public ; mais, plus tard, par l'illusion du diable, il déshonora son règne par la plus abominable cruauté. Il fut tué Fan de l'incarnation 1037.

Tel est le Macbeth de Holinshed, très différent du Macbeth de l'histoire, qui fut un des meilleurs princes que l'Ecosse ait eus2 ; mais ici peu importe le vrai Macbeth, que Shakespeare n'a pas connu : qu'a-t-il fait de celui qu'il connaissait?

Le Macbeth de Holinshed a droit à la couronne : il croit avoir à se plaindre de Duncan, il conspire pour arriver au trône et il y arrive à la façon ordinaire du moyen âge, par le meurtre. Shakespeare supprime ou rejette dans l'ombre ces motifs trop généraux ou qui feraient circonstances atténuantes ;, il met en relief les deux traits particuliers qu'il trouve, l'un d'ailleurs à peine indiqué, dans la chronique : l'action des sorcières et l'action de lady Macbeth. Ce sera, comme dans Holinshed, un homme vaillant, ambitieux, violent, mais d'une imagination qui frémit au moindre choc, qui s'ébranle aux im-

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