‹ Essais de littérature anglaiseChapitre 30 sur 122 · Source de V · texte numérisé non relu

Source de V

MACBETH

dans les prophéties, il reste et s'enferme dans le château de Dunsinane1.

Malcolme arrive avec son armée, de nuit, au bois de Byrnan, et donne ordre que chaque homme prenne en main une branche d'arbre et s'avance ainsi, de façon à ce qu'au lendemain matin ils puissent arriver, sans être aperçus, aussi près que possible de l'ennemi 2.

Au matin, Makbeth, qui les voit venir ainsi, s'étonne d'abord; puis la prophétie de la sorcière lui vient en l'esprit et il comprend qu'elle est accomplie3.

Néanmoins, il range ses hommes en bataille et les exhorte à se battre vaillamment; mais à peine ses ennemis ont-ils jeté bas les branches, que Makbeth, voyant leur nombre, s'enfuit ; MakdufTe le poursuit jusqu'à Lunfannain. Makbeth, serré de près, se retourne et s'écrie : « Traître, à quoi te sert de me poursuivre, puisque je ne dois pas périr de la main d'homme né de femme? Viens donc et reçois ta récompense. » Et il lève son épée pour le frapper. Mais Makduffe évite l'épée et, le sabre en main, répond : « Ta cruauté insatiable va donc prendre fin, car je suis celui-là même que tes sorciers ont prédit : car je ne suis point né de femme, mais j'ai été arraché du sein de ma mère morte ; » et mar-

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