LEAR
You are a spirit, I know. When did you die?
MACBETH
de Shakespeare et où éclate le mieux la logique créatrice de son imagination.
Reste enfin un passage, ou plutôt une série de passages, où les éditeurs de Cambridge ont certainement raison: ici, l'on a autre chose qu'une vague impression; l'on a une série d'indices concordants, tirés du fond, de la forme et de faits matériels constants. Ce sont les passages ou paraît Hécate.
Les scènes de magie du troisième et du quatrième acte contiennent l'indication de deux chants dont le texte ne donne que le premier vers ; Corne away, corne aivay, etc. (III, 5, 33) ; Black spirits, etc. (IV, 1, 43).
Le Macbeth de Davenant1 donne la suite du chant eti'on s'accorda à regarder cette suite comme l'œuvre de Davenant, jusqu'au jour où Steevens, en 1779, découvrit le manuscrit d'une pièce de Middleton,un contemporain de Shakespeare, intitulé la Sorcière (The Witch), et qui contient ces deux chants que Davenant n'a donc fait que copier. Est-ce Shakespeare qui a emprunté à Middleton ou Middleton à Shakespeare? Le seul fait que l'in-folio ne donne que le début du chant semble indiquer qu'il ne s'agit pas ici d'une œuvre de Shakespeare, mais d'une chanson qui courait dans le temps, quel qu'en soit l'auteur, Middleton ou un autre. Mais les soupçons augmentent quand on considère Je contexte: les