‹ Essais de littérature anglaiseChapitre 62 sur 122 · De là le titre de la pièce, The Witch · texte numérisé non relu

De là le titre de la pièce, The Witch

2. En particulier de la scène II, 2; le sujet est le même. Comparez le vers 6 de Macbeth et IV, 3 de Middleton (p. 314 de l'édition Dyce) :

For the maid servants and the girls o'ttYhouse, I spic'd them lately wifh a drowsy posset, They will not hear.

Comparez encore the innocence of sleep d'après Macb., II, 2,39); there's no such thing (Macb., II, 4, 47).

3. Plus probablement entre 1616 (date de la mort de Shakespeare) et 1623. Le texte présente encore une autre adaptation, qui ne vient pas de Shakespeare; d'après une indication scénique (V, 7, Enter fighting and Macbeth slaine), Macbeth meurt sur la scène; cette indication contredit celle qui précède immédiatement (Exeunt fighting. Alarums) et est contredite par la suite de la scène où l'on voit Macduff rentrer avec la tête de Macbeth (vers 83). C'est que Shakespeare ne faisait pas mourir Macbeth sur la scène; le public exigea qu'il en fût ainsi, et les acteurs obéirent. — D'après l'analyse de Forman (1611), il semblerait que dans la pièce, telle qu'il la vit, l'entretien entre Rosse et le lord (III, 6) suivait immédiatement la scène du banquet.

4. Il se peut aussi que Middleton lui-même etl'adaptateur de Shakespeare aient puisé à une source commune. L'on se demande si le wayward son du discours d'Hécate ne doit pas être pris au propre, et si les passages interpolés et les

MACBETH

les besoins de la représentation, pour plaire au goût du public et ajouter les charmes de l'opéra à l'intérêt du drame *.

chants ne seraient pas pris d'un ancien Macdobeth (voir plus haut, page 96), où Macbeth aurait été le fils du diable, comme il l'est dans la légende d'Andrew de Wyntoun (voir le chapitre suivant, page 139).

1. Il faut rejeter encore les vers ridicules But why, etc. (125-132), qui ne servent qu'à introduire un ballet. Macbeth, désespéré de sa vision, s'écrie avec angoisse : What, is this so? La sorcière répond avec une froideur écrasante : Ay, sir, ail this is so, et tout s'évanouit.

Page 1