‹ Essais de littérature anglaiseChapitre 7 sur 122 · The first heir of my invention · texte numérisé non relu

The first heir of my invention

SHAKESPEARE

iS

époque, on le trouve mentionné dans les comptes du trésorier de la Chambre royale, comme membre de la troupe du lord chambellan. Il compose ses pièces historiques et patriotiques, qui durent avoir grand succès (c'était le temps des guerres contre l'Espagne), car on le voit, en 1597, acheter pour 60 livres1 une maison à Stratford ; il a des propriétés à Stratford et à Londres; on lui emprunte. En 1598, le critique Mères le proclame le premier de la scène anglaise, pour la comédie comme pour la tragédie, le Plaute et le Sénèque de l'Angleterre . Ses pièces lui sont yolées par les imprimeurs, et d'autres, généreux, publient sous son enseigne les rhapsodies des contemporains. En 1599, il n'est plus simple acteur, il est intéressé dans les profits du Globe : sa fortune est faite.

Vers 1601, il écrit le monologue de Hamlet et achète, l'année suivante, pour 320 livres, 107 acres dans la paroisse de Old Stratford; vers 1604, il fait errer le roi Lear dans la tempête et la folie, et intente un procès à Philip Rogers en payement de 1 livre 11 shillings 10 deniers, prix de malt à lui vendu et non payé; en juillet 1605, tout en rêvant à la tache de sang de lady Macbeth, il afferme pour 440 livres les redevances de Stratford, Old Stratford, Bishopton et Welcombe. Vers 1612, îl se retire à Stratford,

ié A peu près 15,000 francs de notre monnaie. 2. Voir page 22, note 1.

où il retrouve sa femme; sa carrière est achevée. Il est retiré et vit en bon bourgeois ; ce fût, semblet-il, tout le rêve de sa vie. Le 16 février 4616, il marie sa plus jeune fille, Judith; le 25 du mois suivant, il signe son testament, et meurt subitement le mois suivant, le 23 avril, à l'âge decinquante deux ans, pour avoir trop bien traité — insinuait plus tard un vicaire de Stratford — son compatriote Drayton et son vieux camarade Ben Jonson. Il est enseveli dans l'église de Stratford ; la pierre porte cette inscription attribuée au poète :

Good fread (friend), for Jésus sake forbeare To digg the dust encloased heare (here): Bleste be the man that spares thés stones, And curst be ne that moves my bones.

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