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Essais de littérature et de morale

Les morceaux qui composent ce recueil sont des arlicles de journaux, et la plupart ont été publiés dans le Journal des Débats, dont je m'honore d'être le collaborateur depuis vingt ans.

Trois morceaux : r Éloge de Le Sage S VÉloge^ de Bossuet et le Discours sur M, Campenon, ont été faits pour l'Académie iVançaise. Le premier a eu l'accessit en 1822; le second a partagé le prix du concours de 1827 avec mon confrère et m(n ami M. Patin ; le troisième est mon discours c!e réception à l'Académie française ; et ces divers discours sont pour moi un témoignage précieux de la bienveillance que l'Académie a eue pour mes premiers essais et pour la persévérance de mes efforts comme critique et comme professeur. J'aime à me parer de cette bienveillance devant le public.

Je viens de parler de mon titre de professeur. Oserai-je dire que les fonctions du professoral ont

» Ajouté à la nouvelle édilion.

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pour moi un charme et un intérêt que le temps n'a pas encore affaiblis? J'aime le droit et le devoir qui m'est départi de causer avec les jeunes gens, de les avertir et de les préserver, si je le puis, des fausses idées et des faux sentiments ; de leur faire aimer le bon et le heau en littérature et en morale. 11 y a dans ce recueil, sous le titre de Causeries en Sorbonne^ quelques extraits des leçons d'ouverture de mon cours. Je demande qu'on veuille bien voir dans ces entretiens, non ce que je dis, mais ce que les jeunes gens écoulent et ce qu'ils écoutent sans répugnance. Je suis sûr que, d'après ces conversations, on prendra bonne idée et bonne espérance de la jeunesse. Journaliste et professeur, voilà ma vie, voilà mes travaux depuis vingt ans ; longs travaux, et pourtant bien éphémères, car ils ne laissent de traces que dans la mémoire oublieuse du public quotidien et dans l'esprit mobile des jeunes auditoires qui se succèdent devant la chaire du professeur. Je ne m'en repens pas cependant: ces travaux ont leur heure et leur jour d'utilité. Puisse ce recueil faire penser que les miens ont eu parfois ce mérite 1

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