Et l'homme répondit et dit : c Je n'adore pas le
1 . Cette parabole nous vient du poète persan Saadi ; elle se trouve dans le Bostan. Jeremy Taylor l'a reproduile dans sa Liberty of Prophe^ying. Est-ce là que Franklin l'a prise, c'est ce qu'on ignore. Du reste il ne s'en est jamais donné pour Tinventeur. V. Correspond. ^ t. Il, p. 496. Lord Kames est le premier qui ait publié cette pièce en Angleterre, dans son Esquisse d'une hisU)ire de Chomme, 1774. Elle avait déjà paru dans le Boston Chroniclej en 1768. « Cette parabole , dit lord Kames, m'a été communiquée par le docteur Franklin , de Philadelphie, qui fait une grande figure dans le monde savant , et qui en ferait une plus grande encore par sa bienveillance et son intégrité, si, dans cet âge de décadence, on estimait la vertu autant que la science. »
Dieu dont ta parles, et je n'invoque pas son nom; car je me suis fait un dieu qui habite toujours ma maison et qui pourvoit h tous mes besoins. »
8. Et le zèle d'Abraham s'enflamma contre l'homme, et il se leva, et il tomba sur lui et, à force de coups, il le chassa dans le désert.
9. Et à minuit Dieu appela Abraham et lui dit : « Abraham, où est l'étranger? »
10. Et Abraham répondit et dit : « Seigneur, il ne voulait pas t'adorer, ni invoquer ton nom, c'est pourquoi je l'ai chassé de devant ma face dans le désert. »
11. £t Dieu dit : « L*ai-je supporté pendant cent quatre-vingt-dix-huit ans, et lai-je nourri, et l'ai-je vêtu, nonobstant sa rébellion contre moi; et toi qui es un pécheur, ne pouvais-tu pas le supporter une nuit? >
12. Et Abraham dit : « Que la colère du Seigneur ne s'enflamme pas contre son serviteur. J*ai péché, oui, j'ai péché, pardonne-moi, je te prie. »
13. Et Abraham se leva et s'avança dans le désert, et s'empressa de chercher l'homme. Et il le trouva, et il revint avec lui à sa tente, et quand il l'eut traité avec bonté, il le renvoya le matin avec des présents.
14. Et Dieu parla de nouveau à Abraham en lui disant : « A cause de ton jjéché, ta race sera affligée pendant quatre cents ans dans une terre étrangère.
15. < Mais à cause de ton repentir, je les délivrerai, ils s'élèveront en puissance, en contentement de cœur, et auront beaucoup de biens. »
PARABOLE DE l' AMOUR FRATERNEL.
1 . Ed ces jours-là, il n'y avait pas de forgeron par toute la terre. Et les marchands de Madian passaient avec leurs chameaux, portant des épices, de la myrrhe, du baume et des outils de fer.
2. Et Ruben acheta une cognée des marchands ismaélites, il l*estimait fort, car il n'y en avait pas dans la maison de son père.
3. Et Siméon dit à Ruben, son frère : « Prète-moi, je te prie, ta cognée; » mais il refusa et ne voulut pas.
4. Et Lévi lui dit aussi : « Mon frère, prête-moi, je te prie, ta cognée; » et il le refusa aussi.
5. Alors Juda vient à Ruben et le supplia en lui disant : « Allons, tu m'aimes, je t'ai toujours aimé, ne me refuse pas de me prêter ta cognée. »