‹ Essais de palingénésie sociale (volume 2)Chapitre 48 sur 122 · II · texte numérisé non relu

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furent témoins d'un ordre de choses antérieur.

Au reste, si j'ai fixé chronologiquement la fable de rOrphée, c'est uniquement à cause du mythe romain, et non à cause du mythe grec, qui devait m'intéresser peu, ne voulant et ne devant admettre que les données les plus générales.

Je renvoie à mes notes ce que je croirai utile d'ajouter sur le personnage même : il suffit bien de savoir que, pour nous, Orphée est un nom donné à une tradition; c'est, comme il a été dit, la raison de ce qui a précédé. Il ne faut donc pas s'étonner de toutes les incertitudes qui existent à son égard. C'est ce qui arrive toujours lorsque la tradition veut devenir de l'histoire.

Je pourrais m'arrêter ici, mais je ne saurais, avant de finir, m'abstenir de dire pourquoi chacun des livres d'Orphée est dédié à une muse. Ce n'est point, comme on pourait le croire, une imitation de ce qui a été fait pour Hérodote : l'enthousiasme renouvela cet usage antérieur à lui; et il le mérita par l'harmonie de son style, et non par la nature du sujet qu'il avait traité. Le mien, au contraire, appartient essentiellement aux Muses ; et la forme ou Yexé^^on n'ont rien à réclamer dans cette distinction qui ftitviicc au père de l'histoire, par les peuples de la Grl^^ Diodore de Sicile explique les noms des muses d'une manière qui m'autoriserait assez; cette ex-

plication est un peu longue, et sur-tout elle est trop peu simple, pour que je la place ici. On y sent, au reste, l'intention de ramener tous les attributs des muses à l'unité. D'ailleurs les étymologies naturelles de chaque nom ne sont point difficiles à trouver.

La plupart des choses que j'ai dites dans ce paragraphe peuvent convenir, ainsi qu'on le verra sans peine, à la Fille des Expiations y car toutes les parties de la Palingénésie sociale sont analogues et identiques. Je vais, en quelque sorte, ne faire que continuer mon discours, quoique l'application directe, pour la suite, en soit différente.

L'écrit auquel se rapporte le paragraphe suivant, étant, pour ainsi dire, en dehors de mon épopée cyclique, ce paragraphe serait, pour ainsî dire, épisodique dans les prolégomènes, si l'écrit lui-même n'appartenait pas au système d'idées que j'ai à développer , s'il n'en était pas une confirmation. Il est donc nécessaire que nous nous arrê^ tions, quelques instants, sur la Formule générale (le l'histoire de tous les peuples, appliquée à l'histoire du peuple romain. .

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SUITE DE LA DEUXIÈME PARTIE

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