‹ Essais de palingénésie sociale (volume 2)Chapitre 61 sur 122 · DEUXIÈME PARTIE. i · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. i

fection de notre langage, suppose des bornes à la puissance infinie de Dieu; Dieu n'a pas pu faire que la matière ne fut pas impénétrable; Dieu n'a j>as pu faire qu'il n'y eût pas des esprits réfractaires. Tous le sont, car tous résistent, tous ont le libre arbitre , tous ont une sphère d'activité dans laquelle s'exerce le libre arbitre. Les substances vénéneuses se transforment, elles ne sont pas vénéneuses par la nature même de leurs éléments constitutifs, mais par une loi inconnue de leur organisation. Toutes les substances intellectuelles finiront par être bonnes, car il est dans la nature de la substance intellectuelle d'être bonne; sans cette croyance, il serait trop facile de retomber dans le manichéisme, dans l'erreur déplorable de deux causes premières, rivales.

LeÉËmites de la puissance de Dieu , et je suis encore obligé de m'excuser d'employer une telle expression, les limites de la puissance de Dieu sont l'ordre établi par Dieu même, la liberté des êtres intelligents, etc. Mais l'ordre amènera le bien et le beau. Il l'amènera par la liberté des êtres intelligents, parcequ'une bonne loi ne peut avoir de mauvais résultats, parcequ'une loi générale ne peut contrarier les autres lois générales, parceque tout tend à l'harmonie, qui n'est que l'ordre, dans le sens le plus élevé.

Dieu vit que tout était bien, et jai souvent

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occasion de rappeler ce texte de la Genèse ; Dteu vit que tout était bien , c est-à-dire ^ qme tout était comme il fallait pour produire le bien, toutes choses, cbacunedans sa nature.

Dieu fait entrer dans ses plans, à-la-fois, les jeux des organisations végétales, les instincts des animaux, qui peut-être sont mêlés d'un peu de liberté^ qui, dans tous les cas,, subissent des mo* difications par lempire dominant de Thon^me; enfin le Ubre arbitre de Thomme, et celui des intelligences pures.

Lordre matériel est un emblème, un hyéro* glyphe du monde spirituel. Les miracles émanent de Tordre spirituel, sont une signification du monde spirituel , un emblème plus positif, un hyéroglyphe plus spirituel.

.Pour connaître le but^ il faudrait com|l|mdre loidreetrécononûedeadesseinsdeDieu. .- : .

Un théosophe.a dit: u L'homme agit dans le temps , et hors du temps ; il peut produire, dans le temps^ une action qui nest physique ni dans sa cause ni dans ses effets. »

Quoi qu il en soit, Fimpénétrabilité de ta ma« tière, telle que nousla cosicevons, les qualités bon* nés ou mauvaises qui paraissent lui être inhérentes^ et par conséquent nécessaires, présentent une image de ce q^'on est convenu d appeler la nécessité. Les organes plus rebelles^ne sont qu une

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