LIVRE SEPTIÈME
rencliaînement, Jes conséquences, le véritable sens m'échappaient souvent, et que je puis à peine me rappeler, me plongeaient dans Findécision de mille pensées. C'étaient des germes confus jetés, en quelque sorte, au hasard dans mon esprit, et cependant je croyais comme à un ordre, mais à un ordre que je ne pouvais apercevoir. N'est-ce pas ainsi que sont toutes les clartés dont les yeux de l'homme sontéblouissur la terrePje nesavais donc si les maîtres de la sagesse adoptaient ou créaient des traditions; s'ils produisaient, ou s'ils ne faisaient que constater les faits ; s'ils donnaient le langage, ou s'ils l'enrichissaient; s'ils avaient des communications directes avec la divinité, ou s'ils se bornaient à en étudier les manifestations.
Un prêtre, qui comprenait bien tout le bouleversement de mes idées, puisqu'il était prévu par lui , crut que j'avais besoin de donner quelque repos à mon intelligence. Il me dit: Ecoute, Thamyris, c'est assez jK)ur aujourd'hui. Demain commencera pour toi l'épreuve du silence. Cette épreuve durera quarante jours, si d'ailleurs tu te rends digne qu'elle ne soit pas prolongée. Tu continueras d'écouter les entretiens des sages et le récit des merveilles anciennes; mais qu'aucune parole ne sorte de ta bouche. C'est bien le moins que d'apprendre à mettre un frein à sa langue.
Je m'inclinai en signe d'adhésion. Roi de la col-