‹ Essais de persuasionChapitre 18 sur 120 · CAPE · texte numérisé non relu

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S il y a une force quelconque dans ce raisonnement, l'utilité s'accorde avec la générosité, et la politique qui suscitera le. mieux une immédiate amitié internationale, ne sera pas en Opposition avec les intérêts permanents du bienfaiteur.

IT L’emprunt international.

Nous en venons à Ia deuxième proposition. Les besoins de l'Europe sont immédiats. L'espoir d'être délivré de la charge écrasante des paiements à faire à l'Amérique et à l'Angleterre durant les deux prochaines générations, l’espoir de recevoir année par année quelque assistance de l'Allemagne, dans l’œuvre de restau ‘ation, pourraient libérer le monde de son angoisse excessive. Mais cela ne guérirait pas les maux du moment présent, — excédent des importations européennes sur les eXpOTrtations, change défavorable, désorganisation de la circulation. Il sera très difficile pour la production de l’Europe d’être remise en train sans des mesures temporaires de secours extérieurs. Nous sommes par conséquent partisans d’un emprunt international, tel qu'il a été défendu dans certains milieux en France, en Angleterre, en Allemagne et aux Etats-Unis. De quelque manière que soit répartie la responsabilité dernière du remboursement, la charge de trouver des ressources immédiates incombera nécessairement en grande partie aux Etats-Unis.

Les principales objections que l’on peut faire à tous

les types de ce projet sont, nous semble-t-il, les suivantes : Les Etats-Unis sont peu désireux, — ils l'ont fréquemment prouvé, — de s’enfoncer plus profondément dans les affaires de l’Europe et en tout cas ils n'ont pas à présent de capitaux à réserver pour l’ex-

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