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les perles commerciales, surtout au cours d'une crise aussi sévère, paralysent du fait de leur ampleur complètement la production. M vaut mieux, sous tous les rapports, que l’emprunt serve à financer des travaux d'outillage national, tant que ceux-ci présentent la moindre utilité, qu'à payer les indemnités de chômage (ou les pensions des retraités). Mais tant que la crise se prolongera dans son ampleur actuelle, c'est le seul choix qui nous reste, et l’on ne peut, pour ainsi dire, pas éviter que le Gouvernement emprunte pour une raison où une autre (ou puise à la Caisse d'amortissement, ce qui revient au mème), Car il y a là un cas, heureusement peut-être, où la faiblesse de la nature humaine viendra au secours de l’erreur humaine.
Ceci ne veut pas dire qu'il n'y ait point d'autre moyen pour nous de nous aider nous-mêmes, Je n’ai pas à examiner ici les avantages que peuvent présenter par exemple, un tarif douanier ou la dévalorisation ou un accord national en vue d’une réduction de tous les revenus en argent. Je ne fais qu'analyser les résultats qu'on peut attendre des recommandations du Comité chargé d’étudier des économies possibles en vue de réduire le déficit budgétaire. Et il faut bien que j'ajoute, pour éviter tout malentendu, que je préfère certaines
de ses recommandations —— car le travail dans son détail a été fait avec habileté, ét impartialité — à la plupart
des projets prévoyant des impôts nouveaux, autres qu’un nouveau tarif douanier.
Ma politique budgétaire consisterait, tant que durera la crise, à suspendre l'amortissement, à continuer à emprunter pour garnir la caisse d’indemnité aux chômeurs, et d'établir un tarif douanier. Pour nous sortir de la crise, il faut avoir recours à de toutes autres méthodes. Lorsque la érise $era passée, lorsque les débouchés offerts par l’industrie privée aux capitaux seront redevenus normaux, que la main-d'œuvre aura repris et que le rendement des impôts aura augmenté, alors on
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