Février
- Les voix dé nos vieux amis, les Présidents de Banques, annoncent le retour du printemps. Ils se. sont exprimés celte année en termes plus modestes, sauf Sir Harry Goschen qui ne voit « aucune raison de se décourager » et comme les années précédentes « ne peut se souvenir d’une époque où dans toutes les industries du pays on ait pu constater pareil sentiment d'espérance et même pareil oplimisme ». Mr. Beaumont Pease a fait œuvre utile en publiant certains chiffres importants qui résument l’activité de la Lloyds Bank; on constate une innovation dans le fait qu’elle fournit désormais des renseignements ét informations que jusqu'ici elle gardait secrets. Mr. Walter Leaf fit quelques remarques sensées sur Ja tendance des affaires à fusionner et en même temps sur celle des actions à s’éparpiller ainsi que sur le devoir pour l'Etat de prendre ses responsabilités et de diriger de la façon la meilleure cette évolution inévitable. Maïs aucun d’entre eux, sauf Mr. Mc Kenna — et sur un point secondaire Mr. Goodenough — n’a trouvé quoi que ce soit à dire. sur l'avenir de notre politique monétaire. En laissant si vous le voulez bien Sir Harry Goschen s’ébattre de joie dans les buissons, voyons avec Mr. Mc Kenna ce qu'on trouve en fouillant à quelques centimètres de profondeur.
Mr. Mc Kenna nous a rappelé l'extrême prospérité de l’Amérique par rapport à notre propre dépression au cours des cinq dernières années. Îl a déclaré que « les