Après Ie retour à l'étalon-or
grandes divergences,entre la politique monétaire ‘anglaise et américaine expliquent en partie ce phénomène ». H en a trouvé le reflet dans l'augmentation d'une part, el la diminution de l’autre, du montant des dépôts en Banque dans les deux pays, qui, comme l’indiquent les chiffres ci-dessous, est caractéristique.
Volume des dépôts en 1922 — 100.
Etats-Unis. Grande-Brelagne.
il a expliqué avec force détails ce fait d'une grosse importance mais trop peu compris, à savoir : que le volume des dépôts en Banque en Grande-Bretagne ne dépend pas tellement (sauf pour une très petite part) des déposants ou des grands Etablissements de Crédit mais de la politique de la Banque d'Angleterre. Et sa conclusion fut qu’on ne peut guère attendre d'augmentation effective de la production ou de l'emploi de la main-d'œuvre dans ce pays tant que la Banque d’Angleterre n’aura pas changé sa politique.
Si je ne suis pas d’accord avec Mr. Mc Kenna sur tous les points de son argumentation, je suis certain que dans ses grandes lignes, son jugement est exact. Ï} a rendu un réel service en s’efforçant sans cesse de faire comprendre au publie et à ses collègues l'importance primordiale de certains principes de politique monétaire qui sont aussi clairs que le jour, bien que la Cité s’obstine à ne pas y voir davantage qu’en pleine nuit. Néanmoins il a, en cette circonstance, à mon avis, éludé la moitié du problème. À quel point et sous quelles conditions la Banque d'Angleterre peut-elle changer sa politique tout en maintenant l’étalon-or? La Banque d'Angleterre, dans ses nouvelles chaînes d’or, dispose-t-elle d’une liberté de
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