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l'étranger à rapatrier. Il s’agit surtout de la France et des Etats-Unis. La mort de leur commerce d’exportation sera la conséquence inévitable et prévisible de l'attitude qu'ils ont adoptée. Ces pays, à la suite de la guerre et des règlements de comptes de guerre, sont devenus créanciers de larges sommes d’argent. Ils élèvent des barrières douanières qui rendent impossible tout paiement de ces sommes en marchandises. Ils ne sont pas disposés à consentir des prêts qui servent à les payer. Ils ont déjà accaparé présqué tout l'excédent d’or disponible dans le monde. Il ne restait donc qu’un moyen logique pour le reste du monde de demeurer solvable et indépendant : cesser d'acheter les exportations de ces pays. Tant que subsistait l’étalon-or — c’est-à-dire tant que les prix des marchandises internationales demeuraient partout à peu près semblables — il fallait donc se livrer à une course à la déflation, chacun essayant de baisser ses prix plus rapidement que son voisin, à une course qui avait accru le chômage et les pertes commerciales à un degré intolérable.
Mais l’étalon-or abandonné, le problème se trouve résolu. Car la valeur de l’argent français et américain par rapport à celui des autres pays met les exportateurs français et américains dans l'impossibilité de vendre leurs marchandises, A la longue, la politique poursuivie par ces deux pays, ne pouvait avoir d’autre conclusion.
. Is ont par leur propre volonté causé la ruine de leur
industrie d'exportation, et eux seuls peuvent appliquer maintenant les remèdes nécessaires. La valeur de leur monnaie doit également gêner lourdement leur système bancaire. Les Etats-Unis avaient en fait obligé le reste du monde à trouver un moyen de se passer de leur cuivre, de leur coton, de leurs automobiles. C’est eux qui ont posé le problème, et comme il ne comportait qu'une solution, nous avons été obligés de l’adopter. Pourtant telle n’est pas la note sur laquelle je voudrais conclure. La solution à laquelle nous avons été amenés,
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