VI AVANT-PROPOS
Si l'on ajoute quelques curieux exemples de mots ou de formes antiques conservés, à Pinsu de tous, dans notre vocabulaire topographique, on aura le bilan à peu près complet de la partie proprement originale de ces Mélanges philologiques. A ce fonds principal, j'ai joint quelques articles rédigés à propos de livres récents : en parlant de l'influence du gascon sur le français, après M. Lanusse, de la langue du Dauphiné septentrional, après M. l'abbé Devaux, du patois de Cellefrouin, après M. l'abbé Rousselot, de la langue de Bernard Palissy, après M. Ernest Dupuy, et enfin de la sémantique, après M. Michel Bréal, je me suis attaché non seulement à analyser, mais aussi à compléter, dans la mesure où je l'ai pu, chacune de ces remarquables études. Le dernier des Mélanges est consacré à M. Gaston Paris. Ce maître éminent pourrait souhaiter une plume plus autorisée pour retracer ce que la philologie française lui doit; j'ose me flatter qu'il n'en souhaitera pas de plus convaincue.
La seconde série, intitulée Recherches étymologiques, se compose de cent dissertations ou notices distinctes, classées dans l'ordre le plus commode, c'est-à-dire dans l'ordre alphabétique. Je laisse naturellement aux amateurs de ce genre d'études — pour lequel on s'est toujours beaucoup passionné dans notre pays ■ — le soin de décider si les solutions que je propose peuvent être considérées comme définitives : elles sont neuves du moins, si je ne m'abuse, pour la plupart, et me semblent en état d'affronter honorablement la discussion. J'avertis seulement le lecteur que plus d'un ne figure pas a son ordre alphabé-